Lu dans la presse
URL courte
Par
Traduction de la presse russe (septembre 2017) (71)
5111
S'abonner

Le lancement le 29 août du missile nord-coréen (survolant le Japon) qui est tombé dans l'océan Pacifique et qui, selon la version officielle, a parcouru 2.700 km à une altitude maximale de 550 km, n'a apporté pratiquement aucune nouvelle information sur le développement du programme balistique de la Corée du Nord.

Hormis le fait que le vol du missile Hwasong a été une réussite. Cela pourrait donner l'impression que ce missile a toutes les chances de passer l'étape des essais de vol et d'être mis en service. Selon le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

Le dernier essai nucléaire nord-coréen souterrain peut être perçu comme un nouveau défi provocateur désespéré de Pyongyang lancé avant tout à Washington pour pousser à un contact direct.

Indéniablement, le niveau d'élaboration, c'est-à-dire de fiabilité de nombreux missiles, et pas seulement de grande portée, des systèmes de bord et terrestres de contrôle, ainsi que des systèmes de lancement reste bas, comme en témoignent, par exemple, les trois récents lancements ratés de missiles déjà en service. Ce qui représente une menace supplémentaire lors d'un lancement de missiles nord-coréens car on ignore si les spécialistes locaux sont capables de contrôler les vols avec des défaillances qui entraînent d'importants changements de trajectoire, s'il existe des systèmes de destruction ou d'autodestruction en cas d'incident, s'il existe des systèmes de prévention de lancements non autorisés, etc.

Il y a une incertitude extrêmement significative quant à la possibilité de doter les missiles nord-coréens d'ogives nucléaires. D'un côté, selon certaines informations, la Corée du Nord possède 8, voire 10 ou 12 ogives pouvant être installées sur des missiles; de l'autre, selon d'autres informations, Pyongyang ne peut pas encore les utiliser sur des missiles, mais uniquement sur des bombes aériennes. Tout en sachant que même les missiles de classe Scud et Nodon-1, et les générations suivantes, peuvent embarquer une charge utile d'environ 1.000 kg. Toute l'histoire relativement récente de création dans les Etats nucléaires d'ogives nucléaires avec l'usage de l'uranium ou du plutonium militaire confirme la possibilité de créer des ogives de ce poids. Dans ces conditions incertaines, il est parfaitement logique de compter sur le pire des scénarios, qui plus est au vu de la détérioration permanente de la situation militaro-politique dans la région.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

Dossier:
Traduction de la presse russe (septembre 2017) (71)

Lire aussi:

Et si les vaccins étaient inutiles et inefficaces? La France face au péril du variant brésilien
Finkielkraut «bug» en plein direct sur CNews, n’ayant pas compris que l’émission avait commencé – vidéo
De Lyon à Moscou pour le vaccin russe: un avocat français livre à Sputnik son expérience
Les USA et les alliés de l'Otan entameront leur retrait d'Afghanistan le 1er mai
Tags:
arsenal nucléaire, missiles, Pyongyang
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook