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Traduction de la presse russe (septembre 2017) (71)
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Les USA comptaient ajouter un paragraphe sur la suspension de la communication aérienne entre la Russie et la Corée du Nord dans le projet de résolution du Conseil de sécurité des Nations unies sur la Corée du Nord.

Mais pendant l'examen du document la Russie a insisté sur le retrait de cette mesure.

A l'heure actuelle, Pyongyang ne dispose d'une communication aérienne régulière qu'avec deux pays — la Russie et la Chine. Une seule compagnie aérienne nationale assure le transport de passagers — Air Koryo. Tous les lundis et vendredis elle effectue le vol Vladivostok-Pyongyang-Vladivostok.

«Moscou sait qu'il faut faire cesser les essais nucléaires en Corée du Nord. Mais nous prônons le règlement diplomatique de tout conflit. C'est pourquoi nous estimons que certaines initiatives américaines doivent être plus souples, a expliqué une source diplomatique russe. Ainsi, nous avons supprimé les points sur l'interdiction du transit de charbon de Russie via la Corée du Nord. Le document prévoyait une autre procédure douloureuse: l'inspection des navires sous le pavillon nord-coréen.»

L'un des points approuvés hier par le Conseil de sécurité des Nations unies instaure une interdiction sur la création de coentreprises avec la Corée du Nord. Toutefois, hormis le projet trilatéral de Moscou, Séoul et Pyongyang Hassan-Rajin, le barrage conjoint avec la Chine sur le fleuve Yalou n'a pas non plus été frappé par l'interdiction.

Les principales restrictions des sanctions concernent le secteur énergétique. La résolution décrète une limite de deux millions de barils par an sur les livraisons à Pyongyang de tous les produits pétroliers, y compris le carburant, ainsi qu'une interdiction totale de fournir au pays du gaz naturel et du condensat de gaz.

Les sanctions prescrivent également une interdiction sur les exportations du textile nord-coréen qui rapportaient, selon les estimations des experts, à Pyongyang près de 760 millions de dollars par an, sachant que plus d'un tiers était acheté par la Chine.

La nouvelle résolution interdit de recruter de nouveaux travailleurs nord-coréens. On considère que près de 100.000 Nord-Coréens travaillent actuellement à l'étranger, essentiellement en Chine et en Russie, ce qui rapporte au Trésor près de 5 milliards de dollars par an. La résolution les autorise à rester à l'étranger jusqu'à l'expiration de leur autorisation de travail.

Il s'agit de huitièmes sanctions adoptées par le Conseil de sécurité des Nations unies depuis 2006 quand la Corée du Nord a procédé à son premier essai nucléaire.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

Dossier:
Traduction de la presse russe (septembre 2017) (71)

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liaison aérienne, transports, Air Koryo, Conseil de sécurité de l'Onu, Vladivostok, Corée du Nord, Chine, États-Unis, Russie
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