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    la Crimée

    La plupart des Européens comprennent peu à peu que la Crimée fait partie de la Russie

    © Sputnik . Sergey Malgavko
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    Traduction de la presse russe (septembre 2017) (71)
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    Les élections législatives se dérouleront en Allemagne le 24 septembre, écrit vendredi 15 septembre le quotidien Izvestia. Le parti Die Linke compte traditionnellement remporter un tiers des sièges au parlement et le statut de principale force d'opposition dans le pays.

    Dans une interview à Izvestia le membre de ce parti de gauche Alexander Neu, faisant partie de la direction de la commission parlementaire pour la défense, a parlé de la disposition des forces en prévision des élections, des perspectives de la levée des sanctions antirusses, de la Crimée et de la réticence de l'Occident à régler le conflit dans l'est de l'Ukraine. Selon le quotidien Izvestia.

    - Quelles sont les chances de votre parti aux législatives?

    — Les sondages montrent que nous sommes soutenus par environ 9-11% de la population. Et, sans doute, nous resterons dans l'opposition sans entrer dans une coalition. Le parti des Verts et le parti social-démocrate (SPD) ne veulent pas changer leur politique néolibérale et impérialiste. Ils se tiennent à la ligne pro-Otan et antirusse et promeuvent le capitalisme pur. C'est inadmissible pour nous.

    - Les relations entre Moscou et Bruxelles restent mauvaises. L'une des raisons est la réunification de la Crimée avec la Russie. Peut-on s'attendre prochainement à un changement d'approches de l'UE en général et de l'Allemagne en particulier sur ce sujet?

    - Bien sûr, j'espère que tôt ou tard cela arrivera. Mais aujourd'hui l'Occident ne veut pas reconnaître la Crimée comme partie intégrante de la Russie. Pour l'Otan la Crimée est importante du point de vue d'élargissement de la sphère d'influence et du contrôle total sur la région de la mer Noire. C'est pourquoi l'Otan et l'UE sont autant irritées par la réunification qui a eu lieu. Néanmoins, la question criméenne cesse progressivement d'être un «thème brûlant» dans la politique occidentale parce que la plupart des Européens comprennent peu à peu que la Crimée fait partie intégrante de la Russie. Et maintenant toute leur intention se focalise sur la guerre dans l'est de l'Ukraine.

    - La chancelière allemande Angela Merkel a récemment déclaré que les sanctions antirusses devaient être levées après l'adoption de l'accord sur le cessez-le-feu en Ukraine. Peut-on s'attendre à ce que les restrictions soient effectivement levées?

    — Je pense que pour le moment les sanctions seront maintenues. L'UE est prise à son propre piège. Kiev ne veut pas respecter les accords de Minsk alors que l'Occident, l'Allemagne y compris, ne veut pas faire pression sur les autorités ukrainiennes à ce sujet.

    Notre parti s'est toujours opposé aux sanctions antirusses qui ont significativement touché les entreprises allemandes. Nous insistons pour que l'UE et l'Otan soient des acteurs neutres qui restent en dehors du conflit dans l'est de l'Ukraine. Alors que c'est complètement l'inverse aujourd'hui. Washington et Bruxelles sont les principaux acteurs sur ce terrain. Ils ne font qu'utiliser l'Ukraine dans la lutte contre la Russie.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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    Traduction de la presse russe (septembre 2017) (71)
    Tags:
    Europe, Russie, Crimée
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