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Aujourd'hui le monde entier célèbre la Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires.

La première résolution de l'Onu sur la destruction des munitions nucléaires est apparue en 1946 alors que les premières bombes nucléaires commençaient à se multiplier, écrit mardi 26 septembre le quotidien Izvestia. Depuis, l'Assemblée générale des Nations unies a soulevé plusieurs fois la question du désarmement nucléaire total mais malgré tout, le club des détenteurs de l'arme meurtrière continue de s'agrandir.

La Corée du Nord

Ces dernières décennies, le thème de l'arsenal nucléaire de la Corée du Nord est revenu plusieurs fois à l'ordre du jour de l'Onu. Si la situation n'a pas encore dégénéré en véritable guerre, la bataille verbale entre les gouvernements américain et nord-coréen bat son plein. Le président américain Donald Trump qualifie Kim Jong-un de «fou» et promet de lui faire subir une «expérience sans précédent». De son côté, le ministre nord-coréen Ri Yong-ho a affirmé que les missiles nord-coréens pourraient «atteindre inévitablement tout le territoire américain».

Le facteur informatique

Depuis la fin des années 1970, le monde s'est retrouvé au moins quatre fois au seuil d'une guerre nucléaire à cause de défaillances informatiques. A chaque fois, la Troisième Guerre mondiale a pu être évitée grâce au professionnalisme et à la retenue des experts.

En novembre 1979, trois postes de commandement américains ont reçu des messages les informant d'une attaque nucléaire de l'URSS. Mais à la vérification des satellites et des radars il s'est avéré qu'aucune attaque n'avait eu lieu.

La raison de l'alerte était simple: l'ordinateur de surveillance opérationnelle avait téléchargé par erreur un programme d'entraînement imitant une vaste attaque de missiles.

Un nouvel incident s'est produit un an plus tard: le système affichait un nombre différent d'ogives lancées sur plusieurs ordinateurs à cause d'un dysfonctionnement de circuit électronique.

Dans la nuit du 25 au 26 septembre 1983, l'officier soviétique Stanislav Petrov a pris son service au poste de commandement Serpoukhov-15 situé à 100 km de Moscou. La base a reçu des informations selon lesquelles un missile avait été tiré depuis le territoire américain en direction de l'URSS. Les autorités soviétiques disposaient de moins de 30 minutes — le temps nécessaire à l'ogive américaine pour atteindre son objectif. Stanislav Petrov a eu le temps d'analyser la situation et a rapporté au commandement une défaillance d'ordinateur. Il n'y a pas eu d'attaque: les capteurs du satellite avaient seulement pris les rayons du soleil reflétés par les nuages pour un lancement de missile américain.

La valise nucléaire de Boris Eltsine

Un autre incident s'est produit en 1995. A l'époque, la Guerre froide était terminée et peu croyaient en la possibilité d'un nouveau conflit nucléaire. Mais, dans la matinée du 25 janvier, les radars russes ont enregistré le lancement d'un missile depuis la Norvège. A première vue, rien d'inquiétant. Mais sa trajectoire a coïncidé avec l'éventuelle trajectoire d'un missile américain Trident D-5.

Le président russe Boris Eltsine avait alors utilisé pour la première fois la valise nucléaire pour contacter les conseillers militaires, ce qu'il a annoncé le lendemain. Mais le missile norvégien ne représentait pas de menace pour la Russie et était lancé à des fins uniquement scientifiques — pour étudier une aurore boréale.

La dame de fer et la guerre du Kippour

Le 6 octobre 1973, l'armée égyptienne et syrienne a attaqué Israël, alors que le pays célébrait Yom Kippour (Le Grand pardon). Israël n'était pas prêt pour l'attaque. La dame de fer d'Israël, la première ministre Golda Meir, a alors pris les choses en main.

Selon certaines informations, les autorités disposaient de 13 à 18 bombes nucléaires. Pour tenter de renverser le cours de la guerre, Meir a autorisé l'usage de l'arme nucléaire pour frapper l'ennemi. Cependant, les forces israéliennes ont finalement réussi à trouver une brèche dans les positions de l'adversaire pour renverser la situation et ne pas recourir à l'arme nucléaire.

La crise des missiles de Cuba

Un scénario post-apocalyptique a failli se produire dans les années 1960, époque à laquelle le risque d'une guerre nucléaire était palpable. En juin 1962, à la demande du gouvernement cubain, les forces et l'arme nucléaire de l'URSS ont été déployées sur l'île. Les Américains ont immédiatement réagi: plus de 180 navires de guerre ont été envoyés en mer des Caraïbes et l'aviation a été placée en état d'alerte.

Selon certaines informations, le président américain John Kennedy était prêt à lancer une guerre mais le lendemain se sont tenues des négociations américano-soviétiques avec la participation des représentants de Cuba et du secrétaire général de l'Onu. Le gouvernement soviétique a finalement accepté de quitter l'île en échange de l'immunité territoriale de Cuba et du retrait des missiles américains des territoires turc et italien.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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Tags:
armes nucléaires, Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires, ONU, Ri Yong-ho, Golda Meir, John Kennedy, Boris Eltsine, Donald Trump, Israël, URSS, Cuba, Corée du Nord
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