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    Le président turc Recep Tayyip Erdogan

    Erdogan menace le Kurdistan irakien de famine

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    RBC
    Traduction de la presse russe (septembre 2017) (71)
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    Le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé le Kurdistan irakien de famine et d'un embargo pétrolier suite au référendum du 25 septembre sur la séparation de l'autonomie kurde de l'Irak.

    Le président turc a rappelé qu'Ankara était prêt à décréter des sanctions économiques et militaires contre l'autonomie. «Plusieurs options sont sur la table et toutes sont à l'étude», a-t-il déclaré. Néanmoins, le dirigeant turc a souligné qu'Ankara aspirait à régler le problème «pacifiquement» et dit espérer que la Turquie «n'ait pas à recourir à des mesures de restriction contre le Kurdistan irakien», écrit mardi le quotidien RBC.

    Erdogan a accusé le président du gouvernement régional du Kurdistan Massoud Barzani de «trahison» car ce dernier a décidé d'organiser le référendum «sans aucune consultation».

    Le référendum sur l'indépendance du Kurdistan s'est déroulé en dépit de la forte critique des autorités centrales de l'Irak et des pays voisins — la Turquie et l'Iran. Les résultats officiels du vote n'ont pas encore été rendus: ils seront annoncés jeudi. 3,3 millions des 4,6 millions d'habitants de la région ont voté, a rapporté la chaîne Rudaw se référant à la Haute commission indépendante sur le référendum. Le dépouillement des 282.000 premiers bulletins (8,5%) a révélé que 95% des votants se prononçaient pour la séparation de l'Irak. Le taux de participation préliminaire atteint pratiquement 72%. Le jour du vote, lundi 25 septembre, Erdogan menaçait déjà de décréter des sanctions et de fermer l'oléoduc qui relie le nord de l'Irak et la Turquie. Le président turc a qualifié le référendum de «séparatiste» et «d'inadmissible» en rappelant que la Turquie ne reconnaîtrait pas ses résultats, qui «mettent en péril la paix et la stabilité non seulement en Irak, mais également dans toute la région».

    Tous les pays arabes, certains pays occidentaux et les USA se sont opposés à l'initiative des Kurdes irakiens. Seul Israël a soutenu le droit des Kurdes à l'autodétermination. La Russie garde la neutralité sur le problème kurde: le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a notamment déclaré que Moscou respectait la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Irak et appelait à régler le conflit irakien intérieur grâce au dialogue.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

    Dossier:
    Traduction de la presse russe (septembre 2017) (71)

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    Tags:
    Massoud Barzani, Recep Tayyip Erdogan, Turquie, Kurdistan irakien
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