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    Les Brics font front commun pour le libre-échange

    © REUTERS / Stringer
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    Traduction de la presse russe (octobre 2017) (69)
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    L'Organisation mondiale du commerce (OMC) traverse aujourd'hui une période difficile, notamment à cause de certains pays initialement partisans du libre-échange ayant ensuite changé de position à ce sujet.

    Dans cette interview exclusive à RT, le ministre russe du Développement économique Maxim Orechkine rappelle que Moscou joue un rôle actif à l'OMC et adopte une position ferme dans le litige autour du Troisième paquet énergie. Le ministre évoque le «front commun» des Brics et la «faible aptitude à s'entendre» de Kiev.

    - Monsieur Orechkine, l'UE a exprimé dans le cadre de l'OMC ses inquiétudes concernant les taxes russes sur les vins importés. Êtes-vous au courant de ces reproches? Avez-vous évoqué cette question avec vos collègues?

    — En réalité, les litiges commerciaux sont plus que suffisants aujourd'hui à l'OMC, y compris entre nous et l'UE sur tout ce qui concerne le Troisième paquet énergie. Sur le vin, vous avez raison. Par conséquent, toutes ces procédures avancent comme elles le doivent dans le cadre de l'OMC. Il n'y a pas encore de nouvelles importantes, mais cette question est effectivement débattue.

    - Vous avez mentionné le paquet énergie. A ce que je sache, en automne les arbitres de l'OMC doivent rendre leur décision sur ce litige. Vous ne pouvez évidemment pas influencer ou prédire la décision du tribunal mais tout de même, d'après vous, à quel point les positions russes sont-elles solides?

    — La réponse est simple. Si nous ne comprenons pas la force de notre position et ne sommes pas fermement convaincus que nous pouvons gagner, en principe nous ne saisissons pas l'OMC et n'initions pas de litiges. Il est encore trop tôt pour parler de ce litige concret car la décision n'est pas encore publique, c'est pourquoi le débat se déroule pour l'instant à huis clos.

    - En mai, la Russie a déposé une plainte à l'OMC contre l'Ukraine à cause des sanctions. Les premières consultations ont déjà eu lieu. Dans quelle mesure la Russie a-t-elle réussi à établir le contact avec l'Ukraine? Comment évaluez-vous globalement l'aptitude de la partie opposée à s'entendre?

    — Cette aptitude est très faible. C'est malheureusement le cas à l'heure actuelle. Mais nous espérons que la situation va changer. Nous avons des plaintes déposées par l'Ukraine contre la Russie. Et des plaintes déposées par la Russie contre l'Ukraine. Pour l'instant tout cela avance dans le cadre des procédures existantes au sein de l'OMC.

    - Avec quoi la Russie a-t-elle l'intention de se rendre à la conférence ministérielle de l'OMC en Argentine? Les pays des Brics ont-ils l'intention d'y adopter une position commune?

    — Nous voyons que l'OMC traverse actuellement une période difficile. C'est dû à la position de certains pays qui étaient initialement partisans de cette organisation, partisans du libre-échange, mais dont la position a changé aujourd'hui. Cela affecte évidemment l'OMC. Je pense que puisque les Brics y font front commun, avancent un front favorable au libre-échange, au progrès, cette position commune des pays des Brics est très importante pour que l'OMC soit préservée en tant qu'organisation, mais soit aussi renforcée et permette à l'économie mondiale de progresser plus activement.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

    Dossier:
    Traduction de la presse russe (octobre 2017) (69)

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    Tags:
    libre-échange, OMC, BRICS
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