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Traduction de la presse russe (octobre 2017) (69)
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L'armée irakienne, en coopération avec des unités armées chiites, a annoncé la fin de l'opération pour le retour de la province stratégie de Kirkouk sous le giron des autorités centrales.

Jusqu'à présent, la ville était contrôlée par les autorités du Kurdistan irakien, écrit vendredi le quotidien Kommersant. La perte de Kirkouk, qui sape les positions des partisans de l'État kurde indépendant et notamment du leader des Kurdes irakiens Massoud Barzani, allié des USA, a eu lieu avec la participation tacite de l'Iran. L'opération a été commandée par l'un des chefs du Corps des gardiens de la révolution islamique Qassem Soleimani, ce qui a joué un rôle décisif pour repousser les Kurdes de Kirkouk. Cette blitzkrieg en Irak, qui porte sérieusement préjudice aux positions des USA dans la région, est une réponse de Téhéran à la pression américaine croissante et aux tentatives de revoir l'accord nucléaire de 2015.

Le commandement irakien a officiellement annoncé hier la fin de l'opération lancée lundi pour reprendre le contrôle des régions contestées et contrôlées ces dernières années par les Kurdes. A l'issue de cette blitzkrieg; Bagdad a repris le contrôle de deux provinces au nord du pays: Kirkouk et Ninive, frontalières avec le Kurdistan irakien. Cette opération, qui a pris au dépourvu le chef de l'autonomie kurde Massoud Barzani, s'est déroulée pratiquement sans effusion de sang: n'ayant opposé résistance que le premier jour (17 octobre), les unités kurdes Peshmerga ont finalement quitté leurs positions sans combattre.

Le représentant du parlement kurde Wagdi Souleiman a déclaré que la perte de Kirkouk était le «résultat d'une trahison de tout le peuple kurde» par l'une des deux principales forces militaro-politiques de l'autonomie kurde: l'Union patriotique du Kurdistan. La seconde force qui dirige l'autonomie est le parti démocratique du Kurdistan dirigé par Massoud Barzani.

D'après Wagdi Souleiman, il s'agit d'un «grand complot avec la participation des puissances régionales», des représentants du gouvernement irakien, de la direction de l'Union patriotique du Kurdistan et du général iranien Qassem Soleimani arrivé en Irak en fin de semaine dernière et commandant l'unité spéciale Al-Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique.

Téhéran s'est empressé de démentir toute implication. «L'Iran ne participe pas à l'opération de Kirkouk», a déclaré hier le conseiller du guide spirituel de l'Iran Ali Akbar Velayati.

Cependant, la version selon laquelle l'opération militaire de Kirkouk ne serait qu'un élément d'une combinaison en plusieurs coups ayant pour objectif de renverser le dirigeant du Kurdistan irakien Massoud Barzani a reçu une nouvelle confirmation hier. Après la perte de Kirkouk, le président du parlement du Kurdistan irakien Youssef Mohammed a accusé Massoud Barzani «d'incapacité à diriger l'autonomie», le sommant de quitter son poste.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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Traduction de la presse russe (octobre 2017) (69)

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Kurdes, Peshmerga, Ninive, Kurdistan, Iran, Irak
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