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Traduction de la presse russe (octobre 2017) (69)
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La guerre sanguinaire en Syrie a attiré dans son orbite des millions de personnes – des civils, des rebelles, des soldats de l'armée gouvernementale et des volontaires de l'étranger.

Parmi ceux qui se battent du côté de Bachar al-Assad, on retrouve des Hazâras chiites afghans, qui ont tenu le front pendant les semaines les plus difficiles de la guerre et avancent aujourd'hui pour libérer les villes et les villages des terroristes de Daech et de l'opposition irréconciliable, écrit mardi 24 octobre le quotidien Izvestia.

Les combattants hazâras ont probablement participé à toutes les batailles connues en Syrie. Pendant les moments critiques du début de la guerre ils ont rebouché le front, déchiré après la désertion ou l'abandon de leurs positions par les unités syriennes. Avant le lancement de l'opération de l'aviation russe, les Hazâras payaient de leur sang leurs victoires pour l'armée syrienne.

Les Afghans ont combattu près de Damas et de Hama, ils ont tenu les positions à Lattaquié et à Homs, ils ont combattu pour Deir ez-Zor et ont participé à l'offensive de Palmyre. L'heure de gloire de la brigade des Fatimides se battant du côté du gouvernement syrien a été la bataille d'Alep: ils ont tenu le front dans les combats de rue pour devenir ensuite la principale force d'attaque de la contre-offensive qui a permis de libérer la ville.

Certes, les Hazâras ne sont pas les seuls à faire la guerre. Selon les estimations les plus larges de la presse occidentale, la brigade des Fatimides ne dépasse pas 20.000 hommes (plus probablement 3.000-4.000; mais il ne faut pas oublier que des Afghans se battent également au sein d'autres unités). Le principal fardeau de la guerre a été porté par l'armée syrienne et les milices dont font partie des volontaires d'Irak, du Pakistan et du Yémen. Mais ce sont les Hazâras qui sont le groupe ethnique étranger le plus nombreux à se battre du côté du gouvernement.

Mais, bien évidemment, les Hazâras sont des hommes, pas des terminators. En dépit de la robustesse de la plupart des combattants de ce groupe ethnique, certains ne supportent pas le calvaire de la guerre. En 2015-2016, les fonctionnaires de l'UE ont découvert parmi les migrants du Moyen-Orient des Hazâras ayant déserté la brigade des Fatimides. En juillet 2016, Daech a organisé un attentat à la bombe pendant un rassemblement de Hazâras à Kaboul, faisant 80 morts et 231 blessés. Les islamistes ont déclaré qu'il s'agissait d'une «vengeance contre tout le peuple pour les succès des Fatimides».

Selon les estimations, des centaines de Hazâras ont été tués en Syrie pendant la guerre. Leurs familles obtiendront la citoyenneté, et ceux qui ont survécu et sont revenus des sommes d'argent élevées. Mais les ayatollahs iraniens qui ont envoyé des chiites afghans se battre en Syrie recevront bien plus: une grande réserve loyale qui a passé toutes les épreuves et qui pourrait être utilisée à terme là où Téhéran le voudra — par exemple en Afghanistan quand les troupes américaines se retireront enfin.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

Dossier:
Traduction de la presse russe (octobre 2017) (69)

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Tags:
guerre, chiites, Hazâras, Daech, Bachar el-Assad, Afghanistan, Syrie
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