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    Cambodge

    Les USA ont privé le Cambodge de soutien

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    Traduction de la presse russe (novembre 2017) (72)
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    La cour cambodgienne a dissous le plus grand parti d'opposition du pays, suscitant la critique des États-Unis.

    La Maison blanche a menacé le Cambodge de «mesures concrètes», dont la première sera de ne pas reconnaître les élections législatives prévues pour 2018 comme «légitimes, libres et honnêtes», écrit vendredi le quotidien Kommersant. Aux yeux des Cambodgiens qui ont soutenu la décision des autorités judiciaires, la réaction de Washington ne fait que confirmer ce pourquoi la cour a dissous le mouvement d'opposition: selon cette dernière, le Parti du salut national du Cambodge (PSNC) de l'opposition préparait avec l'aide des USA une révolution de couleur dans le pays.

    «Les USA expriment leur profonde préoccupation quant à la décision du gouvernement cambodgien de dissoudre le principal parti d'opposition du pays: le PSNC. Cette décision s'appuie sur les accusations infondées et politisées selon lesquelles le parti aurait pris part à un complot visant à renverser le gouvernement», a déclaré la porte-parole du président américain Sarah Sanders.

    Jeudi 16 novembre, la cour du Cambodge a jugé avérée l'implication du PSNC dans la préparation d'une révolution de couleur dans le pays avec le soutien des USA. L'une des preuves retenues était l'interview télévisuelle du leader du parti Kem Sokha, qui a reconnu que Washington avait aidé sa carrière politique (Kem Sokha est en détention depuis le 3 septembre, accusé de haute trahison et de préparation d'une révolution). La cour a statué que son parti devait être dissous. De plus, tous les députés du parlement cambodgien du PSNC (55 sur 123 députés) et des organes électifs locaux ont perdu leur mandat. Des dizaines de membres du PSNC se sont vu interdire d'exercer une activité politique pendant 5 ans.

    La Maison blanche a déclaré être prête à prendre plusieurs mesures contre le gouvernement cambodgien. La première d'entre elles consiste à «suspendre le soutien au Comité national cambodgien pour l'organisation et la tenue des élections en 2018». «Au regard de la ligne actuelle, les élections de l'an prochain ne seront pas légitimes, libres et honnêtes», a déclaré Sarah Sanders. Par ailleurs, les autorités cambodgiennes ont déjà annoncé que les élections se dérouleraient quoi qu'il arrive et dans les délais établis.

    Ces derniers temps, les USA et le Cambodge ont échangé plusieurs déclarations dures. Il a été notamment annoncé en janvier qu'à l'initiative de Phnom Penh, les exercices militaires américano-cambodgiens traditionnels n'auraient pas lieu cette année. Après cela, le premier ministre cambodgien Hun Sen a exigé des USA d'annuler la dette de 500 millions de dollars remontant à l'époque de la guerre du Vietnam — la Maison blanche n'a toujours pas donné suite. De plus, les autorités cambodgiennes ont appelé plusieurs fois l'administration américaine à «respecter la souveraineté des autres pays et à s'abstenir de toute ingérence dans leurs affaires intérieures».

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

    Dossier:
    Traduction de la presse russe (novembre 2017) (72)
    Tags:
    révolutions de couleur, accusations, révolution, opposition, présidence américaine, Kem Sokha, Hun Sen, Sarah Huckabee Sanders, États-Unis, Cambodge
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