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    Syrie

    Le sort de la Syrie se décide à Sotchi

    © Sputnik. Serguei Mamontov
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    Traduction de la presse russe (novembre 2017) (72)
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    Sotchi accueille aujourd'hui la réunion trilatérale des présidents de la Russie, de la Turquie et de l'Iran sur l'avenir de la Syrie.

    Hormis les questions politiques, les facteurs militaires devraient également être abordés — notamment la présence des Kurdes dans l'est de la Syrie et le fonctionnement des zones de désescalade. Les médias occidentaux voient aussi dans cette réunion une sorte de «tour d'honneur» pour Vladimir Poutine. Cette rencontre renforcera encore les positions de Poutine en tant qu'acteur majeur au Moyen-Orient, estime par exemple The Wall Street Journal. Selon le site d'information Gazeta.ru.

    Vladimir Poutine a rencontré le président syrien Bachar al-Assad en prévision des pourparlers trilatéraux au sommet à Sotchi. Comme l'a expliqué le porte-parole du président russe Dmitri Peskov, il a rencontré al-Assad pour s'assurer que les accords convenus seraient remplis.

    Les USA, qui ont durci ces derniers temps leur politique vis-à-vis de l'Iran, ne participeront pas à la réunion. Selon Elena Souponina, conseillère du directeur de l'Institut russe d'études stratégiques, les pourparlers trilatéraux et la rencontre de Poutine avec al-Assad symbolisent la fin de la phase militaire antiterroriste en Syrie et le début d'un travail politique plus poussé visant à trouver un règlement pacifique au conflit.

    «Daech perd rapidement ses positions et ses sources de financement, ainsi que les racines de son existence en Syrie, c'est pourquoi on peut déjà parler d'une victoire contre cette organisation. Cela ne signifie pas la victoire totale sur le terrorisme et l'extrémisme dans ce pays: de nombreux radicaux se retrouveront au pied du mur et passeront à la clandestinité — autrement dit le problème ne sera pas entièrement réglé. Mais on peut tout à fait dire qu'une étape a été franchie», a déclaré Elena Souponina.

    D'après l'experte, parmi les questions militaires les trois chefs d'État aborderont la situation dans l'est de la Syrie où sont présents des groupes armés kurdes, dans la province d'Idleb au nord où s'activent les militaires turcs, ainsi que le fonctionnement des quatre zones de désescalade. La question kurde fait partie des plus difficiles à l'heure actuelle, et il se pourrait que d'autres pourparlers soient nécessaires pour la régler, y compris au sommet.

    L'expert du Moyen-Orient Iouri Mavachev suppose également que les dirigeants soulèveront la question de la formation des délégations pour le futur Congrès du dialogue national syrien à Sotchi, son mécanisme de travail ainsi que le problème kurde et les zones de désescalade.

    «La viabilité de tout accord entre Moscou, Téhéran et Ankara est toujours conditionnée par l'accord du gouvernement syrien. Il ne faut pas non plus omettre la question relative à la coopération avec les USA. Mais les principales décisions qui seront mises au point par les trois pays mettront les Américains devant le fait accompli. Et on ignore dans quelle mesure Washington acceptera les nouvelles règles du jeu», conclut Iouri Mavachev.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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    Traduction de la presse russe (novembre 2017) (72)

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    Tags:
    politique, Sotchi, Syrie
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