Ecoutez Radio Sputnik
    Twitter

    Un partage sur Twitter et le torchon brûle entre Londres et Washington

    CC0 / Pixabay / Unsplash
    Lu dans la presse
    URL courte
    Par
    Traduction de la presse russe (novembre 2017) (72)
    583
    S'abonner

    La presse anglophone affirme que c'est la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale que les dirigeants américain et britannique se querellent à ce point.

    En cause: le partage d'une vidéo anti-islamique par Donald Trump. Londres et Washington ont alors échangé des déclarations dont le ton a consterné le monde entier. Selon le site d'info Vzgliad.

    Tout a commencé par la publication de plusieurs vidéos antimusulmanes par la représentante du groupe d'extrême-droite Britain First («La Grande-Bretagne d'abord») Jayda Fransen.

    Ces vidéos ont été partagées par le président américain Donald Trump, dont on connaît la passion pour Twitter et la position intransigeante envers les migrants et notamment les musulmans.

    La première ministre britannique Theresa May a réagi en qualifiant les actes du dirigeant américain de «crachat diplomatique incroyable entre les alliés transatlantiques».

    Donald Trump n'a pas manqué de réagir: «Theresa May ne devrait pas se focaliser sur moi mais sur le terrorisme islamique radical destructeur qui sévit au Royaume-Uni».

    Après un tel «échange de politesses», le Guardian britannique et le New York Times américain ont publié des articles consacrés à ce scandale.

    Les journalistes constatent que l'hostilité entre les deux dirigeants marque un nouveau tournant inattendu dans les «relations particulières» entre Washington et Londres.

    Ils doutent que la colère de Theresa May et de son cabinet ait été réellement provoquée par le partage de vidéos antimusulmanes par le président américain: selon eux, c'est plutôt l'attention portée par ce dernier à l'extrême-droite britannique qui pose problème, et a été perçue par les conservateurs comme une véritable trahison.

    Quoi qu'il en soit, il n'est plus du tout question de «relations particulières» entre les deux pays. Ce qui était déjà évident: l'élection de Trump a eu l'effet d'une douche froide aussi bien pour les autorités britanniques que pour toute l'UE. La querelle publique sur les réseaux sociaux n'a fait que l'«institutionnaliser».

    Toutefois, il est possible que ce scandale devienne un prétexte de plus pour le Congrès américain de tirer la couverture de la politique internationale à lui et contribue même au renforcement des liens interparlementaires entre les deux États. Mais cela ne pourra certainement pas remplacer les relations amicales directes entre les dirigeants de ces pays.

    Visiblement, un partage sur les réseaux sociaux est désormais susceptible de détériorer des relations interétatiques construites depuis des décennies. On ignore combien de temps durera ce conflit et quelle en sera l'issue.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

    Dossier:
    Traduction de la presse russe (novembre 2017) (72)
    Tags:
    Twitter, Inc, Washington, Londres
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik