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    Benjamin Netanyahou

    Israël envoie-t-il un message à Poutine en ciblant la banlieue de Damas?

    © AFP 2017 RONEN ZVULUN
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    Nezavissimaïa gazeta
    Traduction de la presse russe (décembre 2017) (20)
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    Les frappes de missiles contre la banlieue sud-est de Damas visent à envoyer aux alliés militaires du président syrien Bachar al-Assad un signal clair: les combattants iraniens doivent quitter le territoire syrien. C'est ainsi qu'Israël interprète l'attaque récente contre cette banlieue de la capitale syrienne.

    Nezavissimaïa gazeta analyse la dernière frappe contre le quartier d'al-Kiswah — à 13 km de Damas et à environ 50 km de la frontière israélienne. Selon le quotidien, des experts sont persuadés que de tels agissements de l'État hébreu se poursuivront jusqu'à l'apparition d'un format de processus de paix syrien garantissant la sécurité de ses régions frontalières.

    La revue Times of Israel précise que les missiles ont été tirés contre les sites militaires récemment construits destinés au déploiement permanent de forces iraniennes. Toutefois, selon ses informations, outre les militaires iraniens et les combattants du Hezbollah libanais la 1ère division de l'armée gouvernementale syrienne se trouve également dans le quartier d'al-Kiswah.

    «Ces frappes militaires envoient un signal à Assad, à Téhéran et au Hezbollah, ainsi qu'au président Vladimir Poutine: Israël ne restera pas en retrait si l'Iran continue de renforcer ses positions en Syrie», écrit le Times of Israel. La déclaration du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu faite ce week-end témoigne clairement de la signification de ces attaques. «Nous ne permettrons pas au régime (de Téhéran) aspirant à détruire l'État hébreu de se doter de l'arme nucléaire, nous n'admettrons pas la présence de ce régime en Syrie où il tente de s'installer avec l'intention claire de détruire notre État», a noté le chef du gouvernement dans une déclaration enregistrée pour les participants du forum de Washington début décembre, auquel ont participaient des politiciens américains et israéliens.

    Les experts indiquent que l'intransigeance d'Israël peut s'expliquer mais ne signifie pas que l'Iran ne peut pas avoir ses propres intérêts au Moyen-Orient. «Nous comprenons tous que Téhéran a également ses propres intérêts légitimes, a déclaré la responsable de l'Institut d'études orientales affilié à l'Académie des sciences de Russie Irina Zviaguelskaïa. C'est un État du Proche- et Moyen-Orient et il appartient à cette région. De plus, Assad a lui-même appelé les Iraniens à lui venir en aide. Ils ont participé aux activités militaires. Les Iraniens chercheront donc à conserver une présence, au moins limitée.»

    A terme, d'après l'experte, on peut s'attendre à ce qu'Israël continue de telles démonstrations de force.

    Le tir de missiles contre le quartier d'al-Kiswah — à 13 km de Damas et à environ 50 km de la frontière israélienne — a été rapporté par l'agence de presse syrienne SANA. Selon cette dernière, les systèmes de défense antimissile ont réussi à intercepter deux missiles tirés par l'État hébreu, mais l'attaque a tout de même infligé des dommages matériels. Aucun détail sur la nature des dommages ou la présence de victimes humaines n'a été rapporté par SANA.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

    Dossier:
    Traduction de la presse russe (décembre 2017) (20)

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    Tags:
    Hezbollah, Vladimir Poutine, Damas, Russie, Israël
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