Lu dans la presse
URL courte
Par
Traduction de la presse russe (février 2018) (59)
10131
S'abonner

Des médias ukrainiens rapportent que les autorités israéliennes ont commencé à expulser des citoyens d'Ukraine pour immigration illégale.

En février 2018, les autorités israéliennes ont commencé à renvoyer des clandestins africains, puis des ressortissants des anciennes républiques soviétiques, écrit mercredi le site de la chaîne RT. En avril 2018, on s'attend à une importante expulsion de citoyens d'Afrique noire.

Selon la publication ukrainienne Vesti, Israël a commencé à expulser en grand nombre des citoyens ukrainiens selon une procédure accélérée. La raison de ces agissements des garde-frontières israéliens est tout à fait légitime: depuis trois ans, selon la direction du logement et de la migration du ministère israélien de l'Intérieur, le nombre d'Ukrainiens ayant demandé aux autorités israéliennes un asile politique est passé de 51 personnes en 2014 à 7.711 personnes en 2017.

Les autorités israéliennes, non sans raison, pensent que la plupart sont en réalité des migrants économiques. Il est rare qu'Israël accord un asile politique, et pour l'instant aucun ressortissant ukrainien n'en a bénéficié.

Cependant, la procédure peut prendre plusieurs années et durant cette période, les demandeurs ont le temps de trouver un travail et de s'installer dans le pays. Jusqu'ici, une telle approche jouait en faveur des ressortissants de pays d'Afrique. A présent, des ressortissants de l'ex-URSS les ont rejoints.

«Il existe un régime sans visas entre Israël et l'Ukraine, mais ce dernier ne sous-entend pas que les citoyens ukrainiens viennent en Israël pour y rester dix ans», a déclaré le politologue israélien Avigdor Eskin. Et de poursuivre: «Ils travaillent sans autorisation et cela se transforme en un phénomène impliquant des milliers de personnes. Ce n'est pas uniquement un problème avec l'Ukraine, avec qui nous avons des frictions significatives pour des raisons évidentes, mais également avec la Géorgie tout à fait amicale avec nous».

En règle générale, ces immigrés viennent en Israël en tant que touristes ou pèlerins, étant donné que depuis 2011 les citoyens ukrainiens peuvent obtenir un visa touristique directement à l'aéroport.

Sachant que le nombre de réfugiés est monté en flèche en 2016 après la fin de la phase chaude du conflit dans le Donbass. Le nombre de demandeurs d'asile était alors passé de 703 à 6.880 personnes.

Le 15 octobre 2017, le ministère israélien de l'Intérieur a annoncé qu'il déclinerait toutes les demandes d'asile politique déposées par les citoyens ukrainiens selon la procédure accélérée, à l'exception des ressortissants des régions de Donetsk et de Lougansk.

«Même si nous avons également un régime sans visa avec la Russie, de tels problèmes ne surviennent pas avec les Russes», constate l'expert.

Les demandeurs d'asile ont déclaré aux médias israéliens qu'ils avaient quitté le territoire ukrainien à cause de la mauvaise situation économique dans le pays. Certains affirment craindre les persécutions des néonazis, des structures criminelles ou refusent de servir dans l'armée ukrainienne pour combattre dans le Donbass. Cependant, en 2016, la cour israélienne a statué que le refus de servir dans l'armée ukrainienne n'était pas une raison suffisante pour obtenir l'asile politique.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

Dossier:
Traduction de la presse russe (février 2018) (59)

Lire aussi:

Trump: la Russie a envoyé un «très, très grand avion» d'équipements médicaux aux USA
Voici quelques options secrètes des voitures que leurs propriétaires ignorent souvent
Voici la température qui tue le coronavirus
Trump menacé d’une «épidémie surprise»: la curieuse prémonition de 2017
Tags:
documents, immigration clandestine, expulsions, falsification, Afrique, Israël, Ukraine
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook