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Traduction de la presse russe (mars 2018) (57)
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Le récent flot de communiqués sur un éventuel conflit avec la Corée du Nord et son potentiel nucléaire a repoussé à l'arrière-plan le fait qu'Israël ou même l'Arabie saoudite pourraient entreprendre des démarches susceptibles de conduire à une guerre contre l'Iran, dans laquelle seraient également impliqués les USA.

Israël est particulièrement enclin au conflit, ce qui pourrait avoir de lourdes conséquences pour les USA après le récent incident qui, suite à l'incursion d'un drone iranien en Israël, avait conduit à la destruction d'un chasseur israélien, écrit vendredi le site d'information Vestifinance.ru.

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a mis en garde plusieurs fois contre la menace supposée au nord de la frontière, et promis qu'Israël ne se retiendrait pas si des actions hostiles étaient entreprises contre lui. Le ministre israélien des Transports Yisrael Katz a averti pour sa part que le Liban retournerait à l'«Âge de pierre».

L'hostilité grandissante envers l'Iran émane aussi bien de l'administration Trump que d'Israël et d'Arabie saoudite.

L'hostilité de Washington va croissant, bien que les événements dans la région n'influencent pratiquement pas les intérêts nationaux vitaux des USA, et que l'Iran ne semble pas représenter une menace existentielle pour les États-Unis au point de justifier des actions militaires permanentes.

L'inquiétude concernant un éventuel «pont terrestre chiite» est également exagérée pour des raisons politiques, afin de faire croire à cette menace, mais ne prend pas en compte le fait que l'Irak, la Syrie et le Liban disposent d'une forte identité nationale et d'une population religieusement mixte.

Il faut savoir que l'hystérie croissante contre l'Iran, reflétée dans les médias, a été en grande partie créée par les alliés américains dans la région, avant tout l'Arabie saoudite et Israël qui nourrissent leurs propres aspirations à la domination régionale sur le plan politique et militaire. Les intérêts vitaux des USA ne sont pas en jeu: l'heure est venue de marquer une pause et de prendre du recul pour prendre conscience des intérêts réels dans cette région, qui n'a subi que des erreurs de la part des USA depuis 2003.

La lutte contre la menace iranienne supposée — qui n'est pas une menace en soi — et une éventuelle guerre catastrophique constitueraient une grave erreur qui pourrait conduire à la destruction de la stabilité politique actuelle dans tout le Moyen-Orient. Et cela coûterait cher aux USA.

La capacité de l'Iran à se défendre contre les forces américaines navales et aériennes pourrait être importante, ce qui provoquerait des pertes significatives des deux côtés. Téhéran pourrait intensifier l'activité terroriste dans toute la région en visant notamment les diplomates et les militaires américains basés sur place, ainsi que les voyageurs et les entrepreneurs américains.

La menace terroriste pourrait facilement se répandre au-delà du Moyen-Orient, en Europe, ainsi qu'aux USA, tandis que les dépenses américaines pour le nouveau conflit et ses conséquences risqueraient littéralement de conduire le pays à la faillite.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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Traduction de la presse russe (mars 2018) (57)

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Yisrael Katz, Donald Trump, Benjamin Netanyahu, Proche-Orient, États-Unis, Iran, Arabie Saoudite, Israël
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