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    Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov

    Tournée africaine de Sergueï Lavrov: ce que la Russie fait en Afrique

    © Sputnik . Vladimir Pesnya
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    Traduction de la presse russe (mars 2018) (57)
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    Bien que la visite du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov dans les pays d'Afrique ait été préparée depuis longtemps, le moment semble être très bien choisi: à une période de frictions avec l'UE et de forte détérioration des relations avec les USA, l'amélioration des liens avec l'Afrique semble être parfaitement d'actualité.

    D'autant que de nombreux experts mondiaux pensent que cette région, malgré tous ses problèmes, sera prochainement l'une de celles qui affichent le développement le plus dynamique. Selon le quotidien en ligne Gazeta.ru.

    Toutefois, à l'heure actuelle, la Russie ne participe pas très activement à la vie économique des pays d'Afrique. Sergueï Lavrov lui-même a constaté dans une interview au magazine Hommes d'Afrique que la coopération économique n'était pas encore aussi riche que la coopération politique.

    Tout en précisant qu'on avait vu récemment se dessiner «une certaine croissance» dans le domaine économique ces derniers temps. D'après le ministère russe des Affaires étrangères, en 2017 les échanges entre la Russie et les pays d'Afrique subsaharienne s'élevaient à 3,6 milliards de dollars contre 2,2 milliards de dollars en 2015.

    Pendant sa visite en Angola, Sergueï Lavrov a rencontré le nouveau président du pays Joao Lourenço pour lui transmettre l'invitation du président russe Vladimir Poutine à se rendre en visite à Moscou.

    Dans les cinq pays de sa tournée africaine, Sergueï Lavrov rencontre non seulement les chefs de diplomatie mais également les présidents, ce qui témoigne de l'importante signification de cette visite. Avant de s'envoler pour l'Afrique, le ministre russe avait déclaré que la région africaine faisait partie des «priorités russes en politique étrangère».

    L'arrêt suivant de Sergueï Lavrov est la Namibie, où le ministre russe restera jusqu'à mardi.

    Après la Namibie, le chef de la diplomatie russe se rendra au Mozambique. Pour l'instant, en dépit de certains succès économiques, le Mozambique reste un pays relativement pauvre et tente de même trouver des sources de revenus en Corée du Nord.

    Après quoi, le ministre russe partira au Zimbabwe, pays où Emmerson Mnangagwa est arrivé au pouvoir après le long règne de Robert Mugabe. Comme de nombreux leaders du Zimbabwe, Mnangagwa possède des liens solides avec la Chine, mais ce pays souhaite également coopérer avec Moscou.

    La Russie travaille déjà sur un grand projet d'exploitation d'un gisement de platine par les compagnies zimbabwéennes, conjointement avec la compagnie Rostec.

    Il s'agit de l'un des plus importants projets d'investissement dans ce pays, pour un montant de 3 milliards de dollars.

    Sergueï Lavrov terminera sa visite par l'Éthiopie qui, depuis la Guerre froide, est également restée dans l'orbite politique de l'URSS. Au programme de sa visite: des pourparlers avec son homologue éthiopien Workneh Gebeyehu ainsi qu'avec le président Mulatu Teshome Wirtu.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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    Traduction de la presse russe (mars 2018) (57)

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    Tags:
    Sergueï Lavrov, Afrique, Russie
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