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    Damas

    Les USA cherchent un prétexte pour envahir la Syrie

    © Sputnik . Ilya Pitalev
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    Traduction de la presse russe (mars 2018) (57)
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    Il y a 15 ans, les Américains envahissaient l'Irak en se basant sur l'affirmation mensongère selon laquelle Bagdad détenait des armes de destruction massive.

    Selon les sondages, la plupart des citoyens américains considèrent la guerre en Irak comme une erreur, mais ce n'est pas l'avis de plusieurs personnalités influentes au sein du gouvernement américain. Les experts tracent des parallèles entre la tactique que les USA avaient adoptée en Irak et celle qu'ils appliquent actuellement en Syrie. Washington accuse notamment Damas d'avoir eu recours à l'arme chimique. Selon le site de la chaîne RT.

    Le 20 mars 2003, les forces armées américaines et britanniques ont commencé l'invasion de l'Irak. A l'époque déjà, la légitimité des actions américaines était remise en question par d'autres pays, notamment la Russie. Les USA n'avaient pas réussi à obtenir l'autorisation du Conseil de sécurité des Nations unies pour intervenir en Irak. Au niveau de l'Otan, l'Allemagne et la France s'y étaient opposées.

    Kirill Semenov, directeur du centre d'études politiques à l'Institut du développement innovant, note que si l'invasion en Afghanistan était motivée par la présence d'Oussama Ben Laden et d'Al-Qaïda, l'invasion en Irak était moins fondée. «Mais il faut le voir comme les maillons d'une même chaîne: les tentatives des USA de mener une politique impériale au Moyen-Orient», analyse-t-il.

    «Le plus important est d'observer la situation stratégique du pays. Depuis le territoire irakien, il était possible de mener des opérations aussi bien contre l'Iran, qui était pris en étau entre l'Afghanistan et l'Irak, que contre la Syrie», précise l'expert.

    En août 2017, selon le Pentagone, 5.262 militaires américains étaient présents en Irak. Ils n'ont plus de raisons formelles pour y rester car les forces principales de Daech sont défaites, mais, selon l'expert Kirill Semenov, «les USA ne s'empresseront pas de retirer leurs troupes».

    «L'aspiration des États-Unis à maintenir leur présence militaire en Irak est liée à l'influence sur Bagdad de l'Iran voisin, poursuit-il. Mais, dans l'impossibilité de conserver une présence militaire significative en Irak, la situation en Syrie ouvrirait des possibilités supplémentaires pour les USA».

    «En Irak, les Américains disposent du Kurdistan syrien à proximité d'où ils peuvent, sans demander d'autorisation à qui que ce soit, projeter leur force sur toute la région», estime Kirill Semenov.

    D'après Iouri Rogoulev, directeur du laboratoire d'histoire contemporaine de l'Europe et de l'Amérique de la faculté d'histoire de l'Université d'État Lomonossov de Moscou, la politique des USA en Syrie s'appuiera probablement sur l'expérience de la campagne irakienne et l'aspiration à équilibrer les risques de l'invasion en Syrie et les ressources déjà investies dans le renversement du président syrien Bachar al-Assad.

    «Un conflit armé d'envergure est peu probable, mais ils vont certainement brasser l'eau et soutenir les forces anti-Assad, soit créer une situation où il serait possible d'accuser Assad», affirme l'expert.

    «Les Américains cherchent activement un prétexte pour frapper les forces gouvernementales en Syrie et à Damas. La situation actuelle en Syrie ne leur convient pas du tout», conclut l'expert.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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    Traduction de la presse russe (mars 2018) (57)

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    Tags:
    Syrie, Irak, États-Unis
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