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    Congrès des Etats-Unis

    Pourquoi l’élite américaine ne craint pas que les missiles russes atteignent les USA

    © AFP 2018 MLADEN ANTONOV
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    Vzgliad
    Traduction de la presse russe (avril 2018) (37)
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    L'évolution tumultueuse de la confrontation entre l'Occident et la Russie, plus exactement entre les USA et la Russie, observée ces dernières semaines n'est pas une histoire centrale ou trop absorbante pour les États-Unis.

    Apparemment, ni la majeure partie de l'élite politique des USA ni sa population n'a conscience de la situation à Salisbury et dans la Ghouta orientale pour l'avenir de toute l'humanité, écrit jeudi 12 avril le site d'information Vzgliad.

    A l'ordre du jour aux États-Unis figure l'événement principal de l'année: les élections au Congrès qui repoussent tout le reste au second plan.

    Mais la phase active de la lutte politique intérieure pourrait soudainement provoquer une guerre réelle. Personne, aux USA, ne veut remarquer le début de cette guerre mondiale. Mais nul ne pourra esquiver sa phase chaude.

    Le monde est figé dans l'attente de la décision des USA d'attaquer ou non la Syrie.

    Compte tenu des avertissements formulés ces derniers jours par les militaires russes, les systèmes antiaériens russes seraient en mesure de riposter, ce qui signifierait une confrontation militaire directe entre les deux superpuissances nucléaires. Dans ce cas, la perspective du passage de la Guerre froide 2.0 actuelle à une guerre chaude serait on ne peut plus sérieuse, explique le journal.

    Pour les États-Unis le monde s'est transformé en arrière-cour dépendant entièrement des décisions prises à Washington. Par conséquent, l'Amérique n'admet pas l'idée que quelqu'un ose opposer une résistance militaire et infliger de sérieux dégâts aux USA — sans parler de défaite.

    Depuis la Guerre froide, l'instinct de survie américain s'est réduit à tel point que même le risque d'une guerre nucléaire a cessé d'être un facteur de dissuasion.

    Les USA se sont transformés en une chose en soi, ce que les événements autour de Salisbury et de la Ghouta orientale ne font que confirmer.

    Le but de l'agitation autour des scandales chimiques est la lutte pour les sièges au Congrès. Les élections auront lieu en novembre et il est primordial pour Donald Trump d'obtenir un Congrès républicain relativement docile. Le chaos politique qui perdure depuis près de deux ans n'a pas permis au président actuel de se dévoiler à part entière.

    D'autre part, ses opposants politiques n'ont pas réussi à saper la légitimité de Trump et se contentent de mettre des bâtons dans les roues du locataire de la Maison blanche.

    Pendant toutes ces années, les politiciens et les militaires de Washington se sont fixés pour objectif de localiser définitivement le menace nucléaire russe en rapprochant la défense antiaérienne et les troupes de l'Otan des frontières russes. Mais la stratégie consistait plutôt à assurer la possibilité de frapper en premier pour priver la Russie de son «bâton nucléaire».

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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    Traduction de la presse russe (avril 2018) (37)

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    Tags:
    confrontation, guerre froide, missiles, Congrès des États-Unis, Donald Trump, Salisbury, Syrie, Ghouta orientale, Russie, États-Unis
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