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    frappes des Etats-Unis et de leurs alliés contre la Syrie

    Pourquoi la Turquie a soutenu les frappes de la coalition occidentale contre la Syrie

    © AP Photo / Hassan Ammar
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    Traduction de la presse russe (avril 2018) (36)
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    Le président turc Recep Tayyip Erdogan et plusieurs autres représentants officiels du pays ont exprimé leur soutien aux frappes des Etats-Unis et de leurs alliés contre la Syrie.

    En dépit de l'absence de preuves concernant l'usage de l'arme chimique par les forces gouvernementales syriennes, Erdogan a qualifié l'opération des pays occidentaux de juste et de justifiée. Les experts pensent qu'avec cette rhétorique le dirigeant turc espère défendre les intérêts du pays au nord de la Syrie. Selon le site de la chaîne RT.

    «La Turquie salue l'opération en Syrie devenue une réponse à l'attaque chimique qui a eu lieu le 7 avril dans la ville de Douma. L'opération militaire contre le régime d'al-Assad a été une manifestation de la conscience de l'humanité», cite l'agence de presse Anadolu la déclaration du ministère des Affaires étrangères de la Turquie. Et de préciser que la Turquie a de «sérieuses raisons» de soupçonner les partisans du président syrien Bachar al-Assad d'être impliqués dans l'usage de substances chimiques toxiques à Douma.

    Le territoire syrien a été attaqué par les forces américaines, françaises et britanniques samedi 14 avril. Après quoi le chef du comité d'états-majors des forces armées américaines le général Joseph Dunford a précisé que les bombardements visaient un centre de recherche à Damas, un dépôt avec des «armes chimiques» dans l'ouest de Homs et un autre site où, selon la coalition, pourraient être stockées des armes chimiques. De leur côté les médias syriens ont annoncé que la frappe des pays occidentaux avait touché des civils syriens.

    Selon le dirigeant turc, les frappes contre les sites syriens feront comprendre au gouvernement syrien que ses massacres «ne resteront pas impunis».

    Cette déclaration tonnante a été précédée par une conversation téléphonique du président turc avec la première ministre britannique Theresa May, qui a parlé au premier de l'opération de Washington, de Londres et de Paris contre Damas.

    Le président turc a souligné pendant cette conversation que la Turquie «condamnait ouvertement depuis le début l'utilisation de l'arme chimique en Syrie». Dans le même temps Recep Erdogan a appelé à empêcher l'escalade du conflit autour de la Syrie. Et d'ajouter que le seul moyen d'établir la paix et la stabilité durable en Syrie était un règlement politique.

    Vladimir Akhmedov de l'Institut d'études orientales affilié à l'Académie des sciences de Russie a déclaré qu'avant la guerre civile en Syrie les relations entre Damas et Ankara étaient déjà compliquées. Selon le spécialiste, pendant les 7-8 premiers mois la Turquie ne s'ingérait pas dans la guerre civile sur le territoire syrien en essayant d'influencer le président syrien Bachar al-Assad via ses canaux pour calmer la situation dans le pays.

    «Et quand la guerre civile en Syrie est devenue un fait accompli, la Turquie a été mécontente de voire que son rival géopolitique, l'Iran, joue un rôle-clé dans les événements en Syrie. Ce n'est pas la première fois que les deux puissances entrent en conflit pour cette région. C'est alors que la Turquie a commencé à soutenir activement une partie de l'opposition syrienne armée, l'Armée syrienne libre a été formée grâce au rôle central de la Turquie dans sa création», explique Vladimir Akhmedov.

    Et de poursuivre qu'Ankara a soutenu l'opération actuelle de la coalition occidentale pour deux raisons. L'une d'elles est qu'Ankara a approuvé simplement par inertie les agissements des alliés de l'Otan. «Sachant que les Turcs n'ont pas apporté leur aide militaire en se limitant seulement à l'approbation des actions des USA, de la France et du Royaume-Uni», souligne le spécialiste.

    D'après lui, la raison encore plus importante d'Ankara sur la situation autour de la Syrie est qu'aujourd'hui la Turquie tente de renforcer ses positions dans les provinces d'Idleb et d'Alep, où se trouvent des groupes armés d'opposition syrienne sous son contrôle.

    Andreï Tchoupryguine de l'Ecole d'études orientales du Haut collège d'économie a noté que le principal objectif de la participation turque aux événements syriens actuellement consistait à empêcher la formation d'entités étatiques kurdes sur le territoire syrien.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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    Traduction de la presse russe (avril 2018) (36)

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    Tags:
    frappes, Turquie, Syrie
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