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Traduction de la presse russe (mai 2018) (73)
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Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré que les informations israéliennes sur la présence de l'arme nucléaire en Iran pourraient «se rapporter à une époque passée» et pas au présent - aujourd'hui le programme nucléaire du pays se trouve sous le contrôle de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

«Les spécialistes qui ont participé à la préparation du Plan d'action global commun et les commentaires que j'ai entendus indiquent que ces document concernent très probablement une activité antérieure qui a déjà été prise en compte par l'inspection de l'AIEA», a expliqué le ministre russe à l'issue d'un entretien avec son homologue jordanien Ayman Safadi cité par le site d'information Gazeta.ru.

Il a également souligné que si un pays disposait d'un document confirmant la conservation de l'arme nucléaire en Iran et la poursuite de son programme nucléaire, il devait «immédiatement les transmettre à l'AIEA».

Benjamin Netanyahu a déclaré en début de semaine que les renseignements israéliens disposaient de documents secrets prouvant qu'après la signature de l'accord nucléaire, l'Iran avait conservé ses élaborations dans le secteur nucléaire militaire et, qui plus est, avait continué d'accroître ses arsenaux d'armes de destruction massive.

En réponse à la déclaration de Benjamin Netanyahu, l'AIEA a annoncé qu'elle étudiait toute l'information dont elle disposait en matière de sécurité, mais qu'elle «ne s'ingérait pas dans le débat public sur les questions liées à cette information».

La déclaration du Premier ministre israélien est intervenue en pleins débats sur le sort du Plan d'action global commun, document signé par l'Iran avec le groupe des Six (USA, Russie, France, Allemagne, Royaume-Uni, Chine) en 2015 supposant l'arrêt du programme nucléaire iranien.

Le président américain Donald Trump, qui a critiqué à plusieurs reprises le Plan d'action — et ce dès sa campagne présidentielle — a remis la question sur le tapis en admettant la sortie des USA de l'accord nucléaire.

«Si les USA, comme l'a dit le président américain Donald Trump, sortaient de l'accord, alors nous tous, la communauté internationale, nous perdrions l'un des principaux outils qui contribue à la non-prolifération de l'arme de destruction massive», a mis en garde le chef de la diplomatie russe.

Sergueï Demidenko, maître de conférences à l'Institut des sciences sociales, pense que la déclaration de Benjamin Netanyahu au sujet de la dissimulation par l'Iran des archives sur l'arme nucléaire a été faite pour pousser les États-Unis à quitter le Plan d'action et à créer une coalition anti-iranienne.

De son côté, l'ambassadeur d'Iran au Royaume-Uni Hamid Baeedinejad a promis que la sortie des USA de l'accord nucléaire conduirait au refus de Téhéran de remplir les conditions fixées dans le document.

Le lendemain de la déclaration de Netanyahu concernant le «mensonge» de l'Iran concernant son programme nucléaire, le parlement israélien a accordé au Premier ministre israélien et au ministre de la Défense le droit de prendre de manière autonome la décision de déclarer la guerre.

Par ailleurs, Sergueï Demidenko estime qu'il n'est pas encore question d'un conflit militaire à part entière, cependant Israël ne tolérera pas l'ingérence du Corps des gardiens de la révolution islamique et du Hezbollah.

L'ex-chef du renseignement israélien Danny Yatom affirme que l'Iran accroît son influence en Syrie dans le but de devenir une superpuissance régionale, ainsi que d'exporter les idées de la révolution islamique dans d'autres pays. «Pour cela, l'Iran pourrait demander l'aide du Hamas et du Hezbollah», affirme-t-il.

Danny Yatom a également dit que si les Iraniens envoyaient des combattants du Hezbollah de Syrie au Liban du sud pour faire face à Israël, Tel-Aviv riposterait.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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Traduction de la presse russe (mai 2018) (73)

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Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Donald Trump, Benjamin Netanyahou, Israël, Iran
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