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    Liban: les législatives

    Victoire du Hezbollah au Liban: Israël s'attend au pire

    © AFP 2018 Joseph Eid
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    Kommersant
    Traduction de la presse russe (mai 2018) (73)
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    Le mouvement chiite Hezbollah soutenu par l'Iran a remporté, avec ses alliés, la majorité des sièges au parlement libanais à l'issue des élections législatives de dimanche dernier.

    Le bloc pro-saoudien du Premier ministre Saad Hariri, au contraire, a perdu une partie de ses sièges. Une bataille difficile pour les portefeuilles ministériels attend désormais les politiciens libanais. 

    A l'issue des élections législatives au Liban les Libanais n'attendent pas de changements particuliers dans leur vie, mais Israël craint sérieusement leurs résultats, écrit mardi le quotidien Kommersant.

    Ainsi, la plupart des sièges parlementaires ont été remportés par le Hezbollah et ses alliés, parmi lesquels on compte un autre mouvement chiite, Amal (dirigé par le président du parlement Nabih Berri), et le Courant patriotique libre — l'un des plus grands partis chrétiens fondé par le président Michel Aoun. Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a qualifié hier le résultat des élections de «grande victoire politique et morale des forces de résistance». Selon lui, les «forces de résistance ont enfin obtenu une représentation significative au parlement et ont prouvé que les idées de résistance restaient populaires».

    Le front de résistance — c'est ainsi que se font traditionnellement appeler les forces anti-israéliennes représentées aujourd'hui avant tout par le Hezbollah libanais, le Hamas palestinien et l'Iran qui les soutient.

    Pas étonnant que les résultats des élections libanaises et la promesse d'Hassan Nasrallah de poursuivre la résistance inquiètent Israël. Dans sa première réaction aux résultats des élections, le ministre israélien de l'Éducation Naftali Bennett a écrit sur Twitter que désormais «Israël ne ferait plus de différence entre l'État souverain du Liban et le Hezbollah, tenant le Liban pour responsable de toute action émanant de son territoire».

    Dans le même temps, Alexeï Sarabiev de l'Institut d'études orientales affilié à l'Académie des sciences de Russie juge que la probabilité d'une grande guerre au Moyen-Orient est faible, et qu'Israël exacerbe simplement la situation pour faire pression sur le Hezbollah. «La guerre n'est bénéfique pour personne», souligne l'expert en supposant que les forces régionales parviendront à délimiter leurs sphères d'intérêts et à s'entendre entre elles. Sachant que la disposition réelle des forces au Liban sera claire seulement après la répartition des postes au gouvernement.

    Saad Hariri a reconnu devant ses partisans qu'il espérait un autre résultat, tout en qualifiant ceux qui ont gagné les élections de «partenaires pour construire la stabilité au sein de la société libanaise». Il a également promis de rester un allié du Président sortant libanais Michel Aoun, qui était à une époque un candidat soutenu par le Hezbollah. Les experts considèrent ces déclarations comme une invitation au dialogue. De son côté, Hassan Nasrallah a également appelé à constituer le gouvernement au plus vite.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

    Dossier:
    Traduction de la presse russe (mai 2018) (73)

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    Tags:
    élections législatives, Hezbollah, Hassan Nasrallah, Saad Hariri, Russie
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