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    Iran's national flags are seen on a square in Tehran, Iran February 10, 2012

    La Russie et la Chine prêtes à prendre la place des compagnies européennes en Iran

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    Traduction de la presse russe (mai 2018) (73)
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    Les entreprises publiques russes et chinoises comptent tirer avantage des sanctions américaines contre l'Iran. Elles ont l'intention de prendre la place des compagnies européennes qui ne veulent pas se brouiller avec les États-Unis et ont décidé de quitter ce pays.

    Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a brandi la menace de «sanctions les plus fortes de l'histoire» si l'Iran ne cessait pas son expansion militaire au Moyen-Orient et poursuivait ses essais de missiles de longue portée, écrit le site d'information Expert.ru.

    Les Européens ont conscience qu'ils cèdent un marché à fort potentiel à leurs concurrents chinois et russes, mais ils n'y peuvent rien car malgré toute son attractivité, le marché iranien est incomparable avec le marché américain. Sans oublier le système financier américain qui dessert, par exemple, 90% des transactions du géant français Total.

    La chinoise China Petroleum & Chemical Corp. (Sinopec) a envoyé en mai une délégation en Iran pour signer un contrat de 3 milliards de dollars pour le développement de l'immense gisement pétrolier de Yadaravan en remplacement de la Royal Dutch Shell, qui a décidé de ne pas prendre de risques et de partir d'Iran pour éviter d'irriter Washington.

    Un autre géant public chinois, la China National Petroleum Corp. (CNPC), espère remplacer Total, son partenaire de développement du gisement gazier South Pars, après que les Français ont annoncé leur sortie de ce projet bénéfique sous la menace des sanctions américaines.

    Les compagnies chinoises créent des coentreprises avec leurs collègues iraniens pour construire des voies ferrées, un métro et des usines automobiles. Les vêtements bon marché de Chine, la vaisselle, l'électroménager, les graines de tournesol et d'autres produits sont déjà populaires dans les rues de Téhéran.

    Selon le Wall Street Journal, la Russie traite l'Iran comme un partenaire d'affaires avec plus de prudence. Néanmoins, de grands liens commerciaux ont déjà été établis. La Russie vend notamment des équipements de forage aux compagnies énergétiques iraniennes qui n'ont pas accès aux technologies occidentales.

    L'an dernier, la compagnie Rosneft a signé une «feuille de route» pour la réalisation de projets stratégiques communs dans le domaine de la production pétrolière en Iran: le montant des investissements pourrait s'élever à 30 milliards de dollars. En mars, Zaroubejneft a signé un contrat de 700 millions de dollars pour le développement de deux gisements pétroliers disputés par la britannique BP et l'allemande Wintershall. Les Européens étant contraints de renoncer à leurs plans, ces projets ont été récupérés par les compagnies pétrolières russes.

    Les actions des compagnies russes et pétrolières indiquent que l'effet des sanctions américaines ne sera pas aussi puissant que ne l'escomptait la Maison blanche. Le fait est que certaines compagnies russes et chinoises ne dépendent pas autant du système financier américain que les entreprises européennes. Cela leur permet de réagir calmement aux nouvelles sanctions que Washington brandit en menaçant les compagnies d'autres pays qui continuent de travailler avec l'Iran.

    Les échanges entre la Russie et l'Iran ont doublé pour dépasser 2 milliards de dollars en 2016, essentiellement grâce aux céréales et aux équipements industriels.

    Aujourd'hui, la Chine est le plus grand partenaire commercial de l'Iran. Pékin achète pratiquement un tiers du pétrole iranien. En 2017, les échanges bilatéraux ont augmenté de 19% par rapport à 2016 pour atteindre 37 milliards de dollars.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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    Traduction de la presse russe (mai 2018) (73)

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    Tags:
    marché, Iran
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