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    Un avion survolant Londres

    Les aéroports britanniques durcissent le contrôle pour les enfants russes

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    Kommersant
    Traduction de la presse russe (mai 2018) (73)
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    Les services frontaliers des aéroports britanniques ont renforcé la procédure de contrôle des enfants qui arrivent de Russie sans accompagnement.

    L'ambassade russe à Londres appelle les parents à prendre en considération tous les risques liés à un éventuel voyage, les écoles de langues constatent l'influence négative de l'affaire Skripal, et les voyages d'été sont moins demandés cette année.

    Les garde-frontières de l'aéroport de Heathrow ont retenu pendant 12 heures un écolier arrivé de Russie sans accompagnement, écrit jeudi 31 mai le quotidien Kommersant. Ses affaires personnelles et son téléphone portable ont été confisqués, et il a subi un véritable interrogatoire. Cette information a été publiée par l'ambassade de Russie à Londres, qui précise que les autorités ont refusé de remettre l'enfant aussi bien au proche qui devait l'accueillir qu'à un représentant diplomatique. «Le service des frontières a décidé de renvoyer l'enfant à Moscou par un vol de nuit. En fait, cela reflète l'approche discriminatoire des autorités britanniques vis-à-vis des citoyens russes.»

    D'après les avocats, l'enfant venu à Londres sans accompagnement avait probablement un problème avec ses papiers, et dans ce cas les autorités avaient effectivement le droit de ne pas le laisser entrer dans le pays. Mais les garde-frontières britanniques ont enfreint la loi en interrogeant un mineur sans la présence de la personne venue l'accueillir ou du consul russe.

    Ces derniers mois, le délai de délivrance de visas étudiants britanniques est passé de 2 à 4 semaines. Cela pourrait être lié, entre autres, à la fermeture du consulat général à Saint-Pétersbourg. Les Britanniques ne retardent pas seulement la délivrance de visas sans explications: ils refusent également de prolonger les visas de certains étudiants russes. Au final, ces derniers doivent partir dans d'autres pays après avoir étudié à Londres pendant 3 ou 4 ans.

    Lioudmila Bourmistrova, dont le fils se rendait au Royaume-Uni pour améliorer son anglais, a opté cette fois pour l'Irlande: «Le seul inconvénient est qu'il est très difficile de déposer les documents à l'ambassade. Il faut fournir de nombreuses attestations, y compris sur l'immobilier que nous possédons en Russie. C'est visiblement pour garantir que nous ne laisserons pas notre enfant à l'étranger et qu'il a un endroit où revenir.»

    Il est évident que les écoles de langues ne peuvent pas garantir qu'un enfant russe sera autorisé à entrer dans le pays. Mais sur fond de scandale diplomatique, elles sont devenues plus loyales envers les écoliers russes, explique Olga Alexeenko, consultante pour l'éducation à l'étranger: «Dès que la vague négative a commencé, tous les partenaires, absolument toutes les écoles, ont envoyé une notification que rien ne changerait entre nous, que l'attitude envers les Russes n'empirerait pas».

    Les écoles privées ne veulent pas perdre le marché russe car rien que l'an dernier 150.000 visas étudiants britanniques ont été délivrés. Une semaine d'anglais dans le pays coûte entre 300 et 1.500 livres par semaine à chaque parent.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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    Traduction de la presse russe (mai 2018) (73)

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