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    Poutine, Autriche

    Visite en Autriche: le message adressé par Poutine à toute l’Europe

    © Sputnik . Sergey Guneev
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    Moskovski komsomolets
    Traduction de la presse russe (juin 2018) (61)
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    Le choix de l’Autriche pour la première visite officielle du Président russe depuis sa réélection témoigne clairement des priorités du Kremlin et de sa volonté de rétablir les liens perdus avec l’Union européenne.

    Vladimir Poutine considère que la Russie est une partie de l'Europe, et rappelle que Moscou n'a jamais voulu semer la discorde parmi ses partenaires les plus proches. «Plus il y a de problèmes au sein de l'Union européenne, plus il y a de risques et d'incertitudes pour nous», a-t-il souligné avant de partir à Vienne cité par le quotidien Moskovski Komsomolets.

    Officiellement, le statut diplomatique du déplacement de Vladimir Poutine est ordinaire: il s'agit d'une simple visite de travail. Les Autrichiens y accordent pourtant une importance énorme et sont même fiers que Moscou n'ait pas trouvé d'alternative, malgré le choix très riche qui s'offrait au dirigeant russe.

    En 1968, l'Autriche a été le premier pays européen à signer un contrat gazier à long terme avec l'URSS. A l'époque, l'accord entre Soyouznefteexport et OMV prévoyait des livraisons annuelles de 142 millions de m3 de gaz. Depuis, ce chiffre a été multiplié par 64 pour atteindre 9,1 milliards de m3.

    A Vienne, Vladimir Poutine a trouvé un interlocuteur intéressé et attentif en la personne du Président autrichien Alexander Van der Bellen. Bien que ce dernier ne dispose pas de pouvoirs larges dans cette république parlementaire, ses pourparlers avec le leader russe ont duré plus de deux heures.
    Suite à cette rencontre, Vladimir Poutine a eu la possibilité d'exposer sa vision à la presse. Selon lui, l'économie russe a complètement surmonté les difficultés liées aux limitations extérieures, et les relations stables avec les partenaires autrichiens permettent de ne pas soulever la question des sanctions.

    «La Russie est le deuxième plus gros investisseur dans l'économie autrichienne après l'Allemagne. Nous avons livré 200 milliards de m3 de gaz en Autriche depuis 1968, ce qui a permis à votre pays de jouer un rôle-clé dans l'approvisionnement stable du continent», a-t-il souligné en évoquant le bilan principal de la coopération entre les deux pays. Et d'ajouter que tout le monde — y compris la Russie — avait intérêt à lever les sanctions.
    Alexander Van der Bellen a reconnu que l'Union européenne subissait ces derniers temps une forte pression de la part des États-Unis, mécontents de la trop forte dépendance de l'Europe envers le gaz russe. «Ils omettent pourtant le fait que le GNL américain est beaucoup plus cher que le gaz russe. C'est pourquoi notre coopération dans ce domaine repose sur des fondements solides», assure-t-il.

    D'après lui, bien que l'Autriche, fidèle à ses alliés, soutienne toujours la position de l'Union européenne, elle fera tout son possible pour atténuer les sanctions. «Il est étrange pour moi d'entendre dire «l'Europe et la Russie». La Russie fait partie de l'Europe. C'est pourquoi la paix sur le continent et la résolution des problèmes les plus importants sont impossibles sans sa participation», a-t-il souligné. 

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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    Traduction de la presse russe (juin 2018) (61)

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