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Traduction de la presse russe (juillet 2018) (69)
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Le Premier ministre israélien s'est entretenu mercredi avec Vladimir Poutine au Kremlin et s'est montré ensuite inhabituellement éloquent lors de la conférence de presse par rapport aux deux autres sommets russo-israéliens qui s'étaient déjà déroulés en 2018.

Beaucoup de choses n'ont pas été précisées après la rencontre Poutine-Netanyahu. Ainsi, les médias israéliens étaient obligés de corriger d'urgence leurs messages depuis la capitale russe, écrit vendredi le quotidien Kommersant

La première dépêche urgente du journal Haaretz a fait la sensation: «Poutine a conditionné le retrait des Iraniens par le renoncement israélien à empêcher le renforcement du régime d'el-Assad». Jusqu'à présent, les responsables russes niaient la possibilité des deals sur la Syrie aux frais de leurs alliés. Haaretz a pourtant rapidement modifié son message par une formule neutre citant des sources: «La Russie travaille sur le retrait des forces iraniennes de la frontière septentrionale d'Israël. Israël évite parallèlement à déstabiliser le régime d'el-Assad en Syrie».

Une source de Kommersant proche des négociations affirme que la première version reflète assez précisément les discussions au Kremlin, mais n'a pas indiqué qui avait posé les conditions: «Il s'agit des intérêts mutuels. Israël a intérêt à maintenir l'Iran hors de la Syrie». Selon la source, Moscou possède des «leviers permettant de faire beaucoup de choses», c'est-à-dire d'influer sur la présence des Iraniens en Syrie. Les journalistes israéliens accompagnant Benyamin Netanyahu affirment pourtant en citant des sources au sein de la délégation, que la Russie a déjà joué un rôle dans le retrait des forces pro-iraniennes à des dizaines de kilomètres de la frontière israélienne.

Dans tous les cas, ces dernières ne participent pas en effet de manière officielle à l'opération militaire de Damas. Cela est conforme à la logique des ententes sur la zone de désescalade du sud-ouest, signées il y a un an par la Russie, les États-Unis et la Jordanie. Comme les diplomates russes le soulignent régulièrement, cette région doit être libre de forces non-syriennes, pro-iraniennes ou américaines.

La présence de ces dernières en Syrie a été également évoquée lors des négociations à Moscou. «Cette question est soulevée tout le temps, mais je la laisserai pour les pourparlers entre les Présidents Trump et Poutine. La position israélienne est d'entendre d'abord la position américaine», a souligné Benyamin Netanyahu. Selon lui, les Américains resteront en Syrie tandis que les Iraniens y maintiendront leur présence.

Les Iraniens ne veulent pourtant pas pour le moment quitter la Syrie, alors que la Russie n'a aucune envie de renoncer à sa coopération avec l'Iran sur la Syrie et d'autres questions. Ce n'est pas par hasard que Vladimir Poutine a accueilli le lendemain de sa rencontre avec Benyamin Netanyahu Ali Akbar Velayati, conseiller du Guide suprême iranien pour la politique étrangère. Il a notamment confirmé la prochaine rencontre des Présidents russe, turc et iranien sur la Syrie à Téhéran, ainsi que la réunion des leaders des pays caspiens.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

Dossier:
Traduction de la presse russe (juillet 2018) (69)

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conflit, militaires, Ali Akbar Velayati, Benjamin Netanyahu, Donald Trump, Vladimir Poutine, Iran, Israël, Syrie, États-Unis
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