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Traduction de la presse russe (juillet 2018) (69)
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Il y a exactement 75 ans s'est produit un épisode unique de la Seconde Guerre mondiale – un ballon dirigeable K-74 américain attaquant un sous-marin allemand U-134 a été abattu.

Plus aucun autre dirigeable n'a été abattu en six ans de guerre — leur époque s'est terminée littéralement à la veille de la guerre, écrit mardi le site d'information Vzgliad. Mais pourquoi ce transport aérien prometteur a été oublié pour de longues années? Et surtout, est-ce un hasard?

Les dirigeables possèdent bien des avantages par rapport aux avions. Par exemple, en cas de catastrophe les passagers d'un dirigeable ont plus de chances de survivre. Sachant que les aérostats pilotés n'ont pas besoin d'aérodrome, ils peuvent livrer un fret «de porte à porte» et voler pendant des semaines sans atterrir (et ce, en régime automatique).

En fait, le seul défaut majeur du dirigeable est sa vitesse de vol basse. Néanmoins, à une époque l'humanité a pratiquement renoncé à cette invention, ce qui a été précédé par trois catastrophes mystérieuses.

Le dirigeable britannique R101 a été le plus grand ballon de toute l'histoire des appareils de ce type. Le R101 s'apprêtait à rejoindre l'Hindoustan, pour la conférence des dirigeants de toutes les colonies britanniques. La date du vol était fixée pour octobre 1930. Le ballon a décollé avec le secrétaire d'Etat de l'Air Lord Thomson, le directeur de l'aviation civile Brancker, le constructeur en chef du dirigeable Richmond, les principaux ingénieurs et des hauts responsables de l'aviation de l'Australie et de l'Inde à son bord.

A 02:00 du matin, à 80 km de Paris à environ 300 m d'altitude le dirigeable a soudainement commencé à perdre de l'altitude. Le R101 a percuté une colline. Seul le chef de l'usine royale Harry Leech a réussi à survivre. La raison exacte du crash reste inconnue à ce jour. Au final, la catastrophe du R101 a mis une croix sur la construction britannique de dirigeables — toute la crème de l'industrie et une grande partie des ingénieurs de la flotte aérienne avait péri dans le crash.

En mai 1937, lors de l'atterrissage sur la base aérienne principale de la marine américaine Lakehurst, la fierté de l'Allemagne, le dirigeable LZ-129, nommé en hommage au président Paul von Hindenburg, s'est enflammé avant de s'effondrer. 35 des 97 personnes à bord ont été tuées, ainsi qu'un employé de l'équipe au sol.

Le péril du Hindenburg après le R101 a été le dernier clou dans le cercueil de la navigation en ballon allemande. Puis c'était au tour de l'URSS.

Dix mois après le crash du Hindenburg, le plus grand dirigeable soviétique URSS V-6 a brûlé, comme le R101 britannique, en percutant une montagne. Début février 1938, il a décollé de Moscou pour venir en aide aux expéditeurs polaires d'Ivan Papanine, avant de se crasher soudainement à 150 m du mont de Neblo. 13 des 19 membres d'équipage ont été tués, trois ont été légèrement blessés, trois ont eu de la chance.

Pour son dernier vol le dirigeable URSS V-6 était, pour une raison qu'on ignore, préparé par les tchékistes du commissaire du peuple Nikolaï Iejov. Après cela, le programme soviétique de construction de dirigeable a été fermé, et Iejov a été par la suite exécuté en tant qu'espion britannique, ajoute le journal Vzgliad.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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Traduction de la presse russe (juillet 2018) (69)

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catastrophe, dirigeables
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