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Traduction de la presse russe (juillet 2018) (69)
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Les sanctions décrétées par l'Union européenne en 2014 contre la Russie ont fait perdre à l'Allemagne plus de 60.000 emplois. Néanmoins, Berlin continue d'ignorer ce problème. C'est ce qu'a déclaré Markus Frohnmaier, membre du comité du Bundestag pour les affaires économiques.

Le principal parti d'opposition du Bundestag Alternative pour l'Allemagne (AfD) a demandé il y a quelques mois déjà au gouvernement allemand des informations sur le nombre d'emplois perdus par les habitants du pays à cause des sanctions antirusses. Le député Markus Frohnmaier a souligné dans une interview au quotidien Izvestia que Berlin n'avait toujours pas fourni ces statistiques se référant à l'absence de chiffres véridiques. Selon lui, les autorités ignorent simplement ce problème.

«A ce jour nous avons perdu plus de 60.000 emplois à cause des sanctions décrétées contre la Russie. C'est un chiffre parfaitement réel confirmé par différents centres analytiques. Bien qu'actuellement l'Allemagne n'éprouve pas de sérieux troubles économiques, le nombre de personnes qui travaillent seulement à mi-temps augmente rapidement. Même si l'Allemagne reste la 4e économie mondiale, on ne peut pas ignorer les conséquences négatives des sanctions antirusses», affirme-t-il.

Le député a indiqué que par rapport à d'autres pays membres de l'UE, l'Allemagne était la plus touchée par les conséquences de la politique de sanctions. Ses pertes économiques s'élèveraient à 40% du préjudice total subi par les pays de l'UE. Chaque mois les restrictions adoptées par l'UE en 2014 feraient perdre 618 millions d'euros à l'Allemagne. Les sanctions affectent avant tout l'activité des compagnies allemandes orientées sur la Russie, a reconnu le député allemand Robby Schlund. Il a souligné notamment que certains entrepreneurs du secteur agricole s'étaient retrouvés au bord de la faillite à cause de l'impossibilité d'exporter leurs produits sur le marché russe.

L'impact négatif des sanctions sur l'économie allemande provoque déjà la colère des habitants locaux, comme en témoignent les sondages, déclare le politologue allemand Alexander Rahr. Environ 60-70% prônent la normalisation des contacts avec Moscou, la levée des restrictions économiques et la recherche d'un compromis. La politique de sanctions a affecté de nombreuses entreprises qui construisaient depuis des décennies leur coopération avec les compagnies russes.

Mais bien que l'Allemagne soit l'une des locomotives de l'économie européenne, l'annulation des sanctions ne dépend pas uniquement de la volonté de Berlin.

L'AfD n'est pas le seul parti dans son aspiration à pousser Berlin au dialogue avec Moscou — le parti Die Linke s'oppose également aux sanctions antirusses. Le gouvernement de centre-droit arrivé au pouvoir en Italie a également fait part de son intention de normaliser les relations avec la Russie. L'ambassadeur de Belgique en Russie Jean-Arthur Régibeau a déclaré dans une interview que son pays préférerait également l'annulation des restrictions. Le gouvernement de la minorité récemment formé en Tchéquie dépend directement des voix des députés du parti communiste traditionnellement favorable à la coopération étroite avec la Russie, conclut Izvestia.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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Traduction de la presse russe (juillet 2018) (69)

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Tags:
sanctions antirusses, économie mondiale, Union européenne (UE), Bundestag, Alternative pour l'Allemagne (AfD), Markus Frohnmaier, Russie, Allemagne
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