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    Hiroshima

    Les bombardements atomiques du Japon «n'avaient aucune utilité militaire»

    © REUTERS / Kimimasa Mayama
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    Traduction de la presse russe (août 2018) (29)
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    Le 6 août 1945, l'arme nucléaire était utilisée pour la première fois de l'histoire.

    Il y a 73 ans, un avion américain larguait une bombe atomique sur la ville japonaise de Hiroshima, trois jours avant que la ville de Nagasaki ne connaisse le même sort, écrit lundi le site de la chaîne RT. Ces frappes ont fait des centaines de milliers de morts et dans les années qui ont suivi, on a encore dénombré des milliers de décès à cause des radiations. D'après les experts, l'usage de l'arme nucléaire contre la population civile n'avait aucune utilité militaire.

    En 1940, le Japon a lancé une campagne d'expansion en Indochine, en 1941 il a attaqué des bases britanniques et américaines (Hong Kong, Pearl Harbor, Guam et Wake), la Malaisie, la Birmanie et les Philippines, et en 1942 Tokyo a agressé l'Indonésie, la Nouvelle Guinée, l'Australie, les îles Aléoutiennes américaines, l'Inde et les îles de Micronésie.

    Mais cette même année, l'offensive japonaise s'est enlisée et en 1943 le Japon a perdu l'initiative, même si ses forces armées étaient encore assez puissantes. La contre-offensive des forces britanniques et américaines sur le théâtre des opérations du Pacifique avançait lentement. C'est seulement en juin 1945, après des combats sanglants, que les Américains ont réussi à occuper l'île d'Okinawa annexée par le Japon en 1879.

    En été 1945, les États-Unis disposaient de trois bombes atomiques: Gadget et Fat Man (plutonium) et Little Boy (uranium). Le 16 juillet 1945, Gadget a explosé sur un polygone au Nouveau-Mexique. Le gouvernement américain était satisfait des résultats.

    En mai 1945, le comité chargé de choisir les cibles, siégeant à Los Alamos, a rejeté l'idée de porter une frappe nucléaire contre des sites militaires à cause d'un «éventuel ratage» et d'un «effet psychologique» insuffisant. Il a donc décidé de frapper les villes.

    Le 25 juillet, le président Harry Truman a approuvé la liste des villes potentielles contre lesquelles lancer une attaque nucléaire, dont Hiroshima et Nagasaki. Hiroshima, 245.000 habitants, était à l'époque la 7e plus grande ville du Japon. Le 6 août, un bombardier B-29 américain a décollé du Tinian en direction du Japon. Aux alentours de 8 heures du matin, l'avion a survolé Hiroshima pour larguer la Little Boy, qui a explosé à 576 mètres au-dessus du sol. A 8:15, toutes les montres se sont arrêtées à Hiroshima.

    Le 9 août, un bombardier a mis le cap sur Kokura, mais en raison de nuages les pilotes ont décidé d'attaquer la cible secondaire: Nagasaki.

    En 1950, le nombre total de victimes des bombardements d'Hiroshima et de ses conséquences était estimé à environ 200.000 personnes, et les victimes de Nagasaki à près de 140.000.

    D'après Valeri Kistanov, directeur du Centre d'études japonaises à l'Institut d'Extrême-Orient, «ces bombardements barbares n'avaient aucune utilité militaire. Aujourd'hui, même certains chercheurs occidentaux le reconnaissent. En réalité, Truman voulait, premièrement, intimider l'URSS par la force destructive de la nouvelle arme et, deuxièmement, justifier les immenses dépenses qui avaient été engagées pour son développement. Alors qu'il était clair pour tout le monde que l'entrée en guerre de l'URSS contre le Japon y mettrait un terme», explique-t-il.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

    Dossier:
    Traduction de la presse russe (août 2018) (29)

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    Tags:
    bombe atomique, États-Unis, Nagasaki, Hiroshima, Japon
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