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Traduction de la presse russe (août 2018) (69)
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En début de semaine prochaine, un membre du bureau politique du Parti communiste chinois se rendra à Moscou pour des consultations avec la partie russe sur la sécurité stratégique. Bien que de tels pourparlers soient organisés régulièrement, Washington les considère comme la confirmation du fait que Moscou et Pékin forment une alliance militaire.

L'ex-secrétaire d'État américain Henry Kissinger aurait suggéré à l'actuel Président des USA d'utiliser la tactique de Nixon en 1972, mais dans le sens inverse, écrit vendredi 10 août le quotidien Nezavissimaïa gazeta. C'est-à-dire se lier d'amitié avec Moscou pour isoler la Chine, devenue une grande puissance menaçant les positions des États-Unis. Mais à cause de l'enquête en cours sur le prétendu complot de Trump avec la Russie avant les élections, cela n'a pas fonctionné. Washington s'insurge à la fois contre la Russie et la Chine, les poussant ainsi à s'allier.

Le Financial Times britannique avertit que l'Occident fait preuve d'impertinence en ignorant l'alliance formée par Moscou et Pékin. En juin, pendant une conférence de presse à Singapour, le chef du Pentagone James Mattis a déclaré que la Russie et la Chine avaient plus d'intérêts communs avec l'Amérique qu'entre elles. Penser que la Russie et la Chine ne peuvent pas être amies aujourd'hui est aussi incorrect que l'était le fait de présenter l'axe Moscou-Pékin comme un monolithe inflexible pendant la Guerre froide.

Ce tableau, peu réjouissant du point de vue des politologues britanniques, américains et japonais, les pousse à la conclusion suivante: il faut tenter de stopper le rapprochement entre les deux pays et semer la division entre eux. La pression diplomatique sur les deux pays à la fois est inutile, car elle ne ferait que renforcer leur union. C'est pourquoi il faut travailler avec chaque pays séparément.

Il est plus facile d'influencer la Russie car cette dernière ne se réjouit pas de la domination des États d'Asie centrale sur l'économie. Dans ce sens, le Premier ministre japonais Shinzo Abe est plus habile que les autres. Selon son conseiller, les efforts du chef du gouvernement japonais visant à se lier d'amitié avec Vladimir Poutine ont non seulement pour objectif de régler le problème des Kouriles du Sud, mais également d'affaiblir l'union entre Moscou et Pékin.

Les discussions concernant cette alliance se sont intensifiées parce que les USA ont commencé à qualifier la Russie et la Chine d'ennemies. A leurs yeux, ces dernières lanceraient un «défi aux valeurs démocratiques». Mais il est inconsidéré de créer une alliance uniquement pour cette raison, conclut le journal.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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Traduction de la presse russe (août 2018) (69)

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alliance, Moscou, Pékin
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