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    La Maison-Blanche

    Pourquoi les USA élargissent la liste des pays qui «s'ingèrent» dans les élections US

    © AP Photo / Andrew Harnik
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    Traduction de la presse russe (août 2018) (69)
    20122

    Il faut s'attendre à des tentatives d'ingérence dans les élections de mi-mandat au Congrès cet automne non seulement de la part de la Russie, mais également de la Chine, de l'Iran et de la Corée du Nord. C'est ce qu'a déclaré le conseiller du président américain Donald Trump à la sécurité nationale John Bolton.

    Le locataire de la Maison Blanche avait déjà fait remarquer que Pékin pourrait tenter d'influencer les résultats du vote en réponse à la pression économique des États-Unis. Les experts pensent qu'en avançant de telles accusations, Washington prépare le terrain à de nouvelles sanctions et cherche à justifier ses dépenses record pour la défense, écrit mardi 21 août le site de la chaîne RT

    «Nous prenons différentes mesures, mais pour l'instant nous ne pouvons pas entrer dans les détails. Je peux déjà dire qu'il s'agira des cyberopérations tant bien défensives qu'offensives visant à protéger le processus électoral contre l'ingérence extérieure», a déclaré John Bolton.

    Ces déclarations témoignent de la disposition des USA à faire usage du cyberarmement offensif, pense le politologue Alexandre Assafov.

    «Très récemment, Trump a annulé l'amendement adopté par l'administration Obama qui interdisait aux services secrets américains d'utiliser des cybermoyens à des fins offensives. Ces pays ne sont pas énumérés par hasard: les élections de mi-mandat au Congrès sont une affaire purement interne des USA et ne représentent aucun intérêt pour la Russie ou la Chine — et encore moins pour l'Iran et la Corée du Nord. Mais cette éventuelle ingérence constituera un prétexte, pour les services américains, leur permettant d'organiser des opérations contre l'infrastructure de ces pays», souligne l'expert.

    Cependant, malgré les tentatives d'élargir la liste des pays ayant l'intention de s'ingérer dans les affaires intérieures des USA, la Russie reste le principal élément irritant pour l'establishment américain, soulignent les experts.

    De son côté, Donald Trump a également mis en garde les électeurs contre l'ingérence de la Russie dans les élections de mi-mandat en faveur des démocrates.

    Ce n'est pas la première fois que la Maison Blanche cherche à attirer l'attention des Américains sur d'autres rivaux de Washington en politique étrangère que la Russie, au sujet de l'éventuelle ingérence dans les processus électoraux. Pendant le congrès de ses partisans dans l'Ohio début août, le Président américain a déclaré qu'il fallait s'attendre à des attaques de tous les côtés.

    Par ailleurs, quelques jours avant que John Bolton élargisse la liste des pays désireux, selon lui, de s'ingérer dans les prochaines élections américaines, Donald Trump avait déclaré que ceux qui cherchaient les traces d'influence russe sur la politique américaine feraient mieux d'orienter leur regard sur la Chine. Le motif des autorités chinoises, selon lui, serait la guerre commerciale qui perdure contre les USA — principaux consommateurs de marchandises chinoises.

    Cependant, les experts pensent que les déclarations américaines concernant les tentatives d'influencer les élections au Congrès sont infondées. La même chose peut être dite des autres «figurants de l'affaire sur l'ingérence».

    Alexandre Assafov pense que l'inclusion de la Chine, de l'Iran et de la Corée du Nord avec la Russie à la liste des candidats à l'ingérence dans les élections de mi-mandat est une tentative de régler les problèmes nationaux aux USA, ainsi que de justifier les dépenses pour la défense.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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    Traduction de la presse russe (août 2018) (69)

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    Tags:
    budget militaire, ingérence russe, ingérence, sanctions, Donald Trump, Corée du Nord, Russie, Iran, Chine, États-Unis
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