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    S-400

    Qui veut acheter les missiles antiaériens russes S-400 et pourquoi

    © Sputnik . Igor Sarembo
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    Zvezda la chaîne
    Traduction de la presse russe (août 2018) (69)
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    La protection de l'espace aérien contre l'ingérence extérieure reste l'une des tâches stratégiques des États. Cet objectif requiert un produit qui n'est pas promu sur le marché international par la ressource administrative et la pression politique, mais grâce à sa sophistication et à sa capacité d'abattre tout ce qui menace la sécurité du pays.

    L'intérêt pour les S-400 russes, capables d'abattre des cibles aérodynamiques volant à près de 5.000 km/s, a nettement augmenté après la mise en service de ces missiles près de la base aérienne russe de Hmeimim et du site logistique du port syrien de Tartous, écrit mercredi 22 août le site de la chaîne Zvezda.

    Les experts notent que les futurs contrats d'exportation des S-400 feront significativement augmenter les ventes d'armes russes. Selon Alexandre Mikheev, directeur général de l'Agence russe d'exportation d'armements Rosoboronexport, le portefeuille d'exportation des armements russes dépasse déjà 45 milliards de dollars. Sachant qu'au vu de l'universalité de son usage, le S-400, mis en service dans l'armée russe en 2007, pourrait répondre aux besoins de tous les clients étrangers en matière de défense antiaérienne (ABM).

    «Le S-400 s'est avéré universel non seulement pour l'armée russe, mais également pour tous les acheteurs étrangers», note l'expert militaire Andreï Manoïlo, professeur à l'Université d'État Lomonossov de Moscou, membre du conseil scientifique auprès du Conseil de sécurité de Russie.

    D'après ce dernier, chaque acheteur potentiel part pratiquement toujours du choix entre le système américain Patriot et les S-400 russes, mais en termes de rapport qualité-prix, l'avantage penche depuis longtemps du côté russe. Ce sont ces facteurs qui ont influencé le choix des systèmes antiaériens russes en tant que principale composante de l'ABM en Inde, dont les besoins, selon les différentes estimations, peuvent s'élever à plusieurs régiments de S-400.

    «Le S-400 est un système ultra-moderne et, alors qu'il est de plus en plus sophistiqué, on observe en parallèle une autre situation: les USA préfèrent gagner deux fois sur les exportations d'armements en vendant d'abord de vieilles armes, puis en envoyant la facture pour leur modernisation, qui pourrait coûter plus cher que le contrat initial», explique Andreï Manoïlo.

    Le problème principal des missiles guidés des systèmes de l'ABM américain sont leurs caractéristiques: le rayon d'élimination des cibles aérodynamiques (dans la version PAC-3) ne dépasse pas 100-120 km. A titre de comparaison, le missile 40N60E de l'ABM russe peut éliminer des cibles dans un rayon de 400 km. La vitesse maximale des cibles éliminées par l'ABM américain est de 1.800 km/h, contre 4.800 km/h pour le S-400. Ce dernier s'impose également en termes d'altitude maximale des cibles abattues: 30 km au lieu de 20 km pour son concurrent américain. Ce dernier n'est supérieur à son concurrent russe que sur un point: son prix.

    Outre les particularités économiques des systèmes antiaériens américains, les problèmes politiques s'aggravent également ces dernières années. Les alliés traditionnels des USA au Moyen-Orient, qui ont pris conscience du fait que le moindre écart de la ligne générale de Washington pouvait rapidement transformer les anciens partenaires en adversaires et même en ennemis, ont décidé de réduire leurs achats des armements américains au profit des systèmes plus efficaces pour assurer leur sécurité nationale.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

    Dossier:
    Traduction de la presse russe (août 2018) (69)

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    Tags:
    S-400, Forces armées russes, Syrie, Tartous, Hmeimim, Russie
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