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Traduction de la presse russe (septembre 2018) (49)
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Dans les semaines à venir, l'administration américaine va renforcer sa pression économique sur l'Iran en décrétant des sanctions visant à réduire ses exportations pétrolières. Les analystes sonnent l’alarme.

Étant donné que les exportations pétrolières représentent une grande partie des revenus de l'État, les nouvelles restrictions des USA seront très nuisibles pour l'Iran, écrit lundi 24 septembre le site d'information Vestifinance.

Les sanctions affecteront également les marchés énergétiques bien au-delà de l'Iran et pourraient provoquer une hausse du prix du baril. Elles pourraient également impacter la sécurité énergétique mondiale en entraînant l'utilisation d'une grande partie des capacités de réserve sur le marché.

Étant donné que Donald Trump a fait sortir les États-Unis de l'accord nucléaire iranien en mai dernier, des représentants américains officiels ont déclaré vouloir empêcher les exportations pétrolières d'Iran. La nouvelle tranche de sanctions entrera en vigueur ce 4 novembre, mais la production pétrolière iranienne a déjà commencé à baisser, en partie à cause des déclarations controversées des USA menaçant d'adopter des sanctions contre certains importateurs, et en partie parce qu'en août 2018 les sanctions américaines ont entraîné des restrictions sur les paiements, les livraisons et les assurances.

Si l'administration Trump cherche effectivement à faire cesser les exportations de pétrole iranien, son approche diffère complètement de celle de l'administration Obama et de l'UE entre 2012 et 2015. Ces mesures avaient fait chuter les exportations pétrolières iraniennes d'environ 40%, jusqu'à 1,5 million de barils par jour. Au contraire, les nouvelles sanctions feront passer les exportations iraniennes en-dessous d'un million de barils par jour d'ici novembre.

Selon certaines informations, les importateurs de pétrole iranien comme le Japon, la Corée du Sud, le Sri Lanka et la plupart des pays européens cesseront d'en acheter après novembre. L'Inde, deuxième plus grand acheteur de pétrole iranien après la Chine, a réduit en août ses importations, mais continue de mener des négociations avec l'administration américaine pour qu'elle renonce aux sanctions.

Actuellement, l'économie iranienne est vulnérable face aux nouvelles sanctions: l'Iran a été forcé de dévaluer sa monnaie nationale bien plus vite ces derniers mois qu'en 2012-2015. Les conséquences de la dévaluation et de l'inflation rapide pourraient exacerber les émeutes qui ont commencé dans le pays en janvier 2017.

Si les sanctions américaines bloquaient effectivement la majeure partie des exportations pétrolières d'Iran, ce pays réagirait de manière agressive. Les dirigeants iraniens, y compris le Président Hassan Rohani, ont supposé que l'Iran perturberait les fournitures de pétrole en provenance des pays voisins en frappant le détroit d'Ormuz. L'Iran pourrait également organiser des attaques au Moyen-Orient dans le but de semer la panique parmi les opérateurs pétroliers, ce qui ferait grimper le prix du baril, selon le journal. Ces opérations pourraient provoquer le chaos et conduire à la formation d'une alliance politique et militaire mondiale contre l'Iran.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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Traduction de la presse russe (septembre 2018) (49)

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Tags:
crise, sanctions, Donald Trump, Iran, États-Unis
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