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    «L’Otan adopterait la tactique des terroristes syriens»

    © REUTERS/ Ints Kalnins
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    Nezavissimaïa gazeta
    Traduction de la presse russe (octobre 2018) (31)
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    L’Alliance atlantique élargit sa présence dans les Balkans et fournit des centaines de drones de frappe aux pays baltes.

    L'Otan profiterait du conflit gelé dans les Balkans car son soutien aux Albanais du Kosovo et à leurs structures militaires affaiblit la Serbie et empêche donc Moscou de réaliser ses intérêts géopolitiques en s'installant durablement dans les Balkans, selon Nezavissimaïa gazeta.

    La Force pour le Kosovo agit sous le mandat de l'Onu mais les unités de l'Alliance atlantique y jouent un rôle prépondérant.

    Le perfectionnement de cette force et la résistance à la Russie étaient au centre des débats des ministres des Affaires étrangères et des chefs des états-majors des pays membres de l'Alliance qui se sont réunis le week-end dernier à Varsovie dans le cadre du comité militaire de l'Otan. Le communiqué de presse publié suite à cette rencontre indique que les participants ont examiné la «préparation, la réactivité, la modernisation et les recommandations concernant les futurs opérations, exercices et événements de l'Alliance, incluant une coopération plus étroite avec les organisations internationales».

    Pour les Balkans, cela signifie que l'Otan continuera d'utiliser des méthodes politiques et militaires afin d'empêcher la Russie d'atteindre ses objectifs dans la région.

    Qui plus est, la rencontre de Varsovie signifie que l'Otan envisage de mettre l'accent sur l'élargissement futur de ses structures à proximité des frontières russes. Selon le ministre polonais de la Défense Mariusz Błaszczak, qui présidait cette réunion, l'Otan «s'adapte efficacement à l'époque actuelle sous l'influence de la politique agressive de la Russie».

    Plusieurs think-tanks financés par l'Otan ont activement rédigé ces derniers mois de nouvelles approches de la défense du littoral baltique «en raison de la faible efficacité de combat des forces aériennes de la Lettonie, de la Lituanie et de l'Estonie». Ainsi, le Comité militaire de l'Alliance a débattu à Varsovie de l'utilisation de «missiles à courte et très courte portée à bas prix» et de drones dans la région baltique.

    Parallèlement à la rencontre de Varsovie, Riga a accueilli le 28 septembre une conférence consacrée à la sécurité européenne. Cette dernière s'est également déroulée dans une atmosphère antirusse et a réuni plus de 700 politiciens, journalistes, militaires, diplomates et experts. D'un point de vue militaire, elle a été l'occasion de présenter clairement les orientations de développement de l'Otan. Ainsi, le général Ben Hodges, ancien commandant des forces américaines en Europe, a déclaré que la «police aérienne balte» devait avoir des «fonctions antiaériennes».

    Selon les informations des médias, le Pentagone envisage de déployer en Allemagne une brigade antiaérienne et d'artillerie d'ici 2020. Elle inclura une division antiaérienne et plusieurs unités de lance-roquettes multiples (environs 56 engins au total) qui seront transmis par rotation aux groupes tactiques déjà existants dans les pays baltes et en Pologne.

    Les actions de ces groupes, ainsi que d'autres unités de l'Otan déployées dans la région baltique, seront bientôt répétées lors des exercices Trident Jucture et Anakonda qui débuteront le 25 octobre et dureront près d'un mois. Selon les données officielles, ces manœuvres impliqueront près de 70 000 militaires (plus de 100 000, d'après les experts), 280 aéronefs et plus de 100 navires.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

    Dossier:
    Traduction de la presse russe (octobre 2018) (31)

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    Tags:
    OTAN, Balkans, Lettonie, Kosovo, Lituanie, Estonie
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