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Traduction de la presse russe (décembre 2018) (39)
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Les psychologues semblent avoir trouvé la réponse à la question de savoir qui est un leader.

Les chercheurs des universités de Berne et de Zurich se sont demandé quels mécanismes neuronaux étaient à l'origine des différences individuelles dans le comportement rejetant le contrôle aversif, écrit mercredi le quotidien Nezavissimaïa gazeta. Ils affirment que si la plupart se soumettent sans ciller au contrôle extérieur, certains individus ne le supportent pas.

L'aversion ou l'intolérance au contrôle extérieur pourraient conduire à des décisions peu optimales, avec diverses répercussions au sein des sociums. Dans le même temps, ni les psychologues ni les collaborateurs des départements des ressources humaines ne prennent la peine de comprendre l'origine de cette aversion. Les scientifiques sont parvenus à la conclusion que l'aversion au contrôle était déterminée par un connectome fonctionnel — un plan de connexions neuronales de la tranche inférieure du cortex pariétal associatif et de la partie latérale du cortex préfrontal. Selon les chercheurs, une telle approche permet d'évaluer la force du connectome déterminant l'aversion au contrôle de l'homme.

Dans les sociétés libres, l'aversion au contrôle est un phénomène prédominant qui se manifeste dans des comportements tels que le non-respect des prescriptions du médecin, les décisions inappropriées et même la violation de la loi. Tout cela doit être pris en compte lors de l'élaboration de stratégies nécessitant un accord social, par exemple au cours des campagnes de vaccination contre la grippe ou les maladies infantiles.

Selon les chercheurs de Zurich, le même schéma s'applique à la désignation des leaders. Ils soulignent également une autre forme d'aversion, cette fois à la responsabilité. Contrairement aux individus qui ne prétendent pas au leadership dans un collectif ou un groupe, les leaders témoignent d'une bien plus grande volonté d'assumer la responsabilité des décisions impactant le bien-être des autres.

Les spécialistes de Zurich ont séparé les sujets en deux catégories: «soi» et «groupe». Les membres du premier étaient les seuls à assumer leurs décisions, les sujets de l'autre les assumaient pour tous les autres membres du groupe. Les psychologues examinaient l'attitude des volontaires envers ceux qui étaient enclins au risque, c'est-à-dire ceux qui craignaient un préjudice potentiel résultant de leurs décisions, ainsi qu'envers les individus enclins à se soumettre au contrôle des autres (avec une faible aversion au contrôle).

A l'étonnement des neurobiologistes, l'aversion à la prise de décision et à la responsabilité s'est avérée la plus élevée chez ceux qui avaient besoin d'une plus grande confiance lors de l'élaboration de la ligne de conduite et d'actions, et dans la prise en compte de l'impact sur les autres.

Sur cette base neurologique a été tirée la conclusion que les leaders pouvaient être autoritaires, c'est-à-dire comptant uniquement sur eux-mêmes, où égalitaires, c'est-à-dire pensant au bien de tous. Sachant que les deux types de leaders prenaient des décisions sur la base du processus métacognitif ou du choix raisonnable: moins l'aversion à la responsabilité était élevée, meilleures étaient ses qualités de leader.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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Traduction de la presse russe (décembre 2018) (39)

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aversion, neurones, contrôle, cerveau, leader, chercheurs, psychologie, Zurich, Berne
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