Ecoutez Radio Sputnik
     Grace 1, un pétrolier battant pavillon panaméen

    Damas commente ses liens présumés avec le pétrolier Grace 1

    © REUTERS / Stringer
    Lu dans la presse
    URL courte
    Par
    Traduction de la presse russe (juillet 2019) (45)
    0 121
    S'abonner

    Aucun port syrien n'attendait le cargo pétrolier iranien Grace 1 arrêté au large de Gibraltar. Son lien avec la raffinerie syrienne du port de Banias, sur lequel insistent les renseignements britanniques, est complètement faux, a fait savoir la commission des affaires internationales du parlement syrien.

    Le quotidien Izvestia a pu s'entretenir avec le représentant de la commission des affaires internationales du parlement syrien au sujet du pétrolier iranien arrêté. Cette dernière a reconnu que le pays continuait en effet d'acheter le pétrole iranien, mais via d'autres itinéraires. Damas a appelé Londres à libérer le pétrolier, arguant que les Britanniques n'avaient aucune raison légale de le retenir.

    La police maritime de Gibraltar retient depuis le 4 juillet le pétrolier iranien et tout son équipage à bord. D'après les autorités de l'enclave, le navire transportait du pétrole d'Iran en Syrie en violation des sanctions de l'UE contre Damas. Le parlement syrien a démenti cette information, comme l'a déclaré au journal Izvestia le vice-président de la commission des affaires internationales Ammar el-Assad. D'après lui, «la Syrie nie toute relation» avec le pétrolier arrêté.

    «Il n'y a aucune confirmation officielle que le pétrolier se dirigeait vers la Syrie. Je sais avec certitude que nos ports n'attendaient pas de navire avec un tel nom et numéro d'enregistrement. Néanmoins, notre pays a le droit d'acheter du pétrole à tous les États, nous n'avons pas besoin de l'autorisation de Londres ou de Washington pour cela», a-t-il ajouté.

    A ses yeux, les accusations de Gibraltar contre le cargo iranien ne sont en réalité pas dictées par la législation de l'UE, mais par les Etats-Unis.

    Le député a appelé le Royaume-Uni à libérer le pétrolier parce qu'officiellement Londres n'a pas soutenu les sanctions américaines contre l'Iran. Par conséquent, toute détention de navire est contraire au droit international maritime.

    La destination du pétrolier Grace 1 contestée

    Plus tôt, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi avait également déclaré que le Grace 1 ne se dirigeait pas vers la Syrie, sans pour autant préciser la destination finale du pétrolier. Le Royaume-Uni continue d'insister sur le fait que le cargo se dirigeait vers le port syrien de Banias. Les services de renseignement de Gibraltar ont déclaré qu'ils retiendraient le cargo jusqu'à la fin de l'enquête et ont délivré un mandat d'arrêt de deux semaines contre le pétrolier.

    Les spécialistes de Tanker Trackers, supervisant la navigation des cargos pétroliers, ont déterminé que le Grace 1 arrêté par les services de Gibraltar transportait plus de 2 millions de tonnes de pétrole.

    Le port syrien de Banias est tout simplement incapable d'accueillir des super-cargos de cette taille. Mais les experts affirment que par le passé déjà, ce cargo revendait le pétrole à d'autres navires dans les eaux syriennes.

    Selon le journal Izvestia, le pétrolier iranien aurait pu se diriger vers la Turquie. Washington exerce une pression sans précédent contre Ankara, mais le pays continue de coopérer avec l'Iran en matière de fournitures d'hydrocarbures. Toutefois, indiquent les experts, le pétrole iranien pourrait être acheminé via des itinéraires officieux.

    Début mai, le vice-ministre iranien du Pétrole Amir Hossein Zamani Nia a déclaré que son pays avait mobilisé toutes les possibilités pour vendre le pétrole sur le marché gris au vu des nouvelles sanctions américaines. Contrairement au marché noir, le marché gris est légal mais ces ventes ne sont pas contrôlées par les organes officiels.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

    Dossier:
    Traduction de la presse russe (juillet 2019) (45)
    Tags:
    pétrole, Royaume-Uni, pétrolier, Iran
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik