Apathie veut raser Versailles et le peuple

Désaccord majeur
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Jean-Michel Apathie a pris fait et cause pour le Système. Ses dernières sorties le montrent jusqu’à l’absurde: il remet en cause le suffrage universel quand le vote ne va pas dans le «bon» sens et voudrait raser Versailles, symbole de la spécificité française. Glaçant.

Alors lui, il est parfait, il faut l'encadrer ! Ou plutôt le mettre dans un cirque, à côté de l'enfant-serpent, de la femme à barbe et de l'homme à deux têtes. On viendra en famille, pour montrer aux enfants à quoi ressemble un représentant de cette classe médiatique monstrueuse, qui n'a rien compris et surtout ne veut rien comprendre. Qui ça ? Mais Jean-Michel Apathie bien sûr !

Apathie, on a vu sa tête dégarnie et son air arrogant sur RTL, Europe1 et Canal Plus. Maintenant, c'est sur France Info —la radio- et France Info —la TV- qu'il débite ses âneries politiquement correctes et pro-système. Vous savez, le Brexit ne PEUT arriver, Clinton est le SEUL choix possible, tout ça ! Exactement le genre dont je parlais la semaine dernière, ces journalistes militants qui ont une gueule de bois sévère depuis que les Américains ont commis l'impardonnable outrage de ne pas les avoir écoutés et d'avoir élu Donald Trump. Rhôô les vilains !

Donc, chez Apathie, la gueule de bois, elle ne passe pas, mais alors pas du tout. Aspirine, Citrate de bétaïne, tout ça, sans effet. Voilà notre bonhomme, qui, loin de se remettre en cause, s'emporte sur BFMTV. On l'écoute :

​« Trump est le pire du pire du pire que peut inventer la politique »

« oui, mais il a été élu », tente de le couper la speakerine

« ça veut dire qu'il faut s'interroger quelquefois sur le suffrage universel »

On se repasse la dernière phrase, pour être sûr d'avoir bien entendu :

« ça veut dire qu'il faut s'interroger quelquefois sur le suffrage universel »

Voilà t'y pas que notre petit maître des élégances politiquement correctes dévoile le fond de sa pensée : le peuple est irresponsable, il faudrait arrêter de lui donner des jouets dangereux comme le droit de vote. Est-ce qu'on laisse les enfants jouer avec les armes à feu ? Non. Bon.
En passant, c'est bien ce genre de comportement qui a poussé pas mal d'électeurs américains dans les bras de Trump : quelqu'un d'aussi honni, méprisé, vilipendé par le système ne peut être mauvais après tout.

Vu ce que Jean-Michel a fumé ou bu, on ne sera qu'à moitié surpris de sa seconde saillie, cette fois sur LCP, La Chaîne Parlementaire. Retour en France, cette fois. Et après le peuple, c'est justement la France que ce monsieur couvre de son mépris. Écoutons-le à nouveau :

« Moi si un jour je suis élu président de la République, savez-vous quelle est la première mesure que je prendrais ? Je raserais le château de Versailles. Ce serait ma mesure numéro un pour que nous n'allions pas là-bas en pèlerinage cultiver la grandeur de la France, devenons réalistes ! »

Alors, ça, ça a fait réagir un tout petit peu sur les réseaux sociaux. Voilà notre pauvre Apathie assimilé à Daech ou aux Khmers rouges… Et devant la levée de boucliers, ce monsieur se croit obligé de se justifier en invoquant l'humour :

« Bien sûr, je ne vais jamais être élu président, je rigolais, quoi, second degré, les mecs, on se détend », explique en substance notre brillant commentateur, en réponse à certains tweets et même dans une tribune sur son site.

Donc non content d'être contre le suffrage universel quand ça ne l'arrange pas, ce monsieur allie mépris, lâcheté et mauvaise foi.
• Mépris de prendre tout le monde pour des crétins en se sentant obligé d'expliquer que c'est de l'humour.
• Lâcheté parce qu'il se sent obligé de se planquer derrière l'humour au lieu d'assumer sa position.
• Mauvaise foi parce qu'il sait bien que le fond de son propos n'est pas « si Versailles m'était rasé », comme il titre son billet de réponse, mais sur son désir de voir disparaître la France en tant qu'entité culturelle et civilisationnelle.

Il faut, selon Apathie, « arrêter de cultiver la grandeur de la France », « devenir réaliste », bref, se fondre dans la grand tout de la mondialisation heureuse et sans identité, parce que voyez-vous, ma bonne dame, les identités, c'est ça qui fout le bazar.

Mais ne vous en déplaise, M. Apathie, les Français, comme les Américains, comme les Anglais, comme tant d'autres, n'ont plus tellement envie de cette mondialisation soi-disant heureuse, n'ont plus tellement envie de ce politiquement correct qui sait tout mieux que tout le monde, n'ont plus tellement envie de ce système dont vous êtes un fidèle garde-chiourme.

Ils ont simplement envie de rester eux-mêmes. Avec l'envie d'avoir leur destin en main, comme du temps de Louis XIV, de Napoléon ou de De Gaulle, tous ces personnages que vous méprisez. Mépris dont vous couvrez aussi, on l'a vu, le peuple, lequel voudrait bien encore croire en la politique, en une politique incarnée et respectueuse de son identité.
Bref, tout le contraire de ce que vous prônez.

Et au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, M. Apathie, c'est plutôt ce peuple-là qui a le vent en poupe. Quand vous en aurez marre de vous tromper sur tout, le mieux, ce serait de vous taire. Et d'aller visiter Versailles, c'est très joli.

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Tags:
Donald Trump, Hillary Clinton, France, États-Unis
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