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    Le Désordre mondial avec Rachel Marsden

    La vague migratoire : Imposition anti-démocratique?

    Le Désordre mondial
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    Rachel Marsden
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    La seule façon pour un pays de l'Union Européenne de maintenir sa souveraineté nationale serait d'échapper officiellement au carcan européen, tout comme la Grande-Bretagne a fait plus tôt cette année avec le vote sur le Brexit. Mais les représentants du peuple sont réticents à lui donner ce type de liberté démocratique.

    INVITES: Marie Laure Fages est secrétaire nationale aux droits de l'homme et à l'humanitaire du Parti Socialiste. Elle est également enseignante en droit public à l'université Paris 1, après avoir enseigné à l'Institut d'Etudes Politiques (IEP) de Toulouse. Elle est co-auteur du rapport de la Fondation Terra Nova sur les primaires, intitulé « Les primaires citoyennes: première primaire moderne ».

    Jean-Paul Gourévitch est écrivain et expert international reconnu pour sa compétence dans le domaine de l'Afrique et des migrations. Il a notamment écrit "Les Migrations pour les Nuls", ainsi que des monographies tels que "Le coût de l'immigration" chez Contribuables Associés, et le nouvel ouvrage intitulé "L'Islamo-business: vivier du terrorisme" aux éditions Pierre-Guillaume De Roux.

    Sur la question du référendum?

    Jean-Paul Gourévitch: « Ça ne m'a pas du tout étonné, d'un côté la Hongrie, qui avait déjà vu passer 400.000, proteste contre la répartition unilatérale qu'a fait la Commission Européenne et contre ces quotas d'autant plus, que quotas sont calculés sur 160.000 personnes. Or ce ne sont pas 160.0000 qui sont arrivés, mais 1,25 million l'année dernière et cette année il y aura encore un million. Donc c'est logique qu'ils récusent. »

    Marie-Laure Fages: « c'est le référendum de la honte […] En terme de politique intérieure, M. Orban avait besoin de ce référendum pour relégitimer et compenser son manque de popularité et en politique extérieure, M. Orban avait besoin de se positionner dans la fameuses sacro-sainte lutte contre les élites politiques en Europe […]

    Devrait-on ignorer ce résultat?

    J.P.G.: « La majorité des Européens sont en position de rejet alors qu'il y a quelques années, le sentiment était beaucoup plus favorable par rapport aux migrants […] ils ont été surpris par cette vague très importante qui n'avait pas été prévue, parce qu'ils ont vu que l'Europe n'avait rien mis en place pour essayer de canaliser cette vague […] je ne crois pas qu'on puisse se passer de l'opinion des gens. »

    M.L.F: « Je maintiens la nécessité d'avoir un mécanisme au niveau mondial de répartition des réfugiés qui de fait prendra en considération […] la richesse du pays. »
    Est-ce que les migrants arrivent à s'intégrer?

    J.P.G. : « Il y a un côté culturel, le multiculturalisme fonctionne plutôt bien il y a un côté social, là c'est beaucoup plus difficile […] et il y a un problème religieux où l'on peut dire que ça ne fonctionne pas du tout. »
    Du point de vue humanitaire, doit-on dire aux migrants où aller?

    M.L.F.: « On ne peut les laisser s'installer dans la Jungle de Calais […] Je me félicite en tant que Française, d'avoir eu cette décision politique courageuse de vouloir démanteler cette Jungle de Calais. »

    J.P.G.: « Comme l'a dit la Cour des comptes dont le président est socialiste, 96% des déboutés restent sur le territoire français. Alors M. Cazeneuve n'est pas d'accord, il dit non, ce n'est pas 96% mais 80% mais il reconnait quand même que la plupart des déboutés restent. «

    M.L.F.: « La nécessaire responsabilité des collectivités territoriales qui sont volontaires pour l'accueil et la solidarité du peuple français, quelque chose qu'on ne signifie pas assez mais en Calaisis, je peux vous dire que le peuple de Calais a vraiment fait pour les personnes qui arrivaient. »

    J.P.G.: « Le problème c'est pas seulement les 9.000 migrants de Calais, c'est ces 79.00 demandeurs d'asile qui vont rester finalement 75.000 puisque 4.000 risquent de partir, et auxquels il faut trouver un logement […] et trouver du travail. »

    Doit-on faire la différence entre les migrants économique et les réfugiés?

    M.L.F. « Il y a vraiment deux catégories de personnes différentes qui auront de fait des droits différents aussi qui leur seront attribués. »

    J.P.G.: « On n'a pas du tout utilisé l'arme des diasporas pour essayer d'endiguer l'émigration économique. »

    M.L.F.: « Pour à peine 2.000 réfugiés que nous avons en Hongrie, il se trouve que la campagne électorale a englouti plus de 48,7 millions d'euros. » 

    Tags:
    crise migratoire, Royaume-Uni
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