L’État canadien devant la justice pour avoir vendu des armes à l’Arabie Saoudite

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15 milliards pour 900 chars: le contrat signé entre le Canada et l’Arabie Saoudite suscite une levée de boucliers, notamment auprès du mouvement Opération Droits Blindés, qui s’oppose à cette vente via un recours en justice. Sa représentante légale, l’avocate Anne-Julie Asselin fait le point avec Rachel Marsden.

La vente de 900 blindés en avril 2016 à Riyad a permis au Canada d'atteindre la deuxième position des plus grands pays exportateurs d'armes au Moyen-Orient, après les États-Unis. Selon certaines ONG, cette vente d'armes pourrait contribuer à des massacres de civils au Yémen, mais également en Syrie et en Irak.

L'avocate Anne-Julie Asselin rappelle que c'est Daniel Turp, professeur de droit international à l'Université de Montréal qui a eu « l'idée de faire cette demande de contrôle judiciaire, qui en a parlé à ses étudiants l'hiver dernier et leur a proposé de l'aider à fouiller le sujet pour monter un dossier. »

Pourquoi une telle décision de l'État canadien a-t-elle été prise? L'avocate du mouvement Opération Droits Blindés estime que « les considérations qu'on ne juge pas pertinentes comme le nombre d'emplois ont primé sur les autres considérations, dont les droits de l'Homme et le droit international humanitaire, qui selon nous ont été minimisées dans la décision du ministre Dion d'octroyer ces permis. »

 

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char, armements, véhicules blindés, Irak, Syrie, Yémen, États-Unis, Canada, Riyad
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