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    Le Désordre mondial avec Rachel Marsden

    Conflit syrien: les Israéliens «prennent le parti de ne pas prendre parti»

    Le Désordre mondial
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    Rachel Marsden
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    Quels rôles jouent les services secrets israéliens dans la guerre civile en Syrie? Cette question est l’objet de cette nouvelle édition du Désordre Mondial en compagnie de David Elkaïm, chercheur au Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R) et auteur de l’ouvrage «Les services secrets israéliens: Aman, Mossad, Shin Beth».

    Mossad, Shin Beth, ces différents services de renseignement de l'État d'Israël sont reconnus pour leur discrétion et leur efficacité. Du fait de l'apparente neutralité de Tel-Aviv vis-à-vis du conflit syrien et face à Daech, les «espions» israéliens n'ont pas été mis sur le devant de la scène.

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    Quelle est l'attitude d'Israël vis-à-vis de la guerre civile en Syrie? David Elkaïm, chercheur au Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R) et auteur de «Les services secrets israéliens: Aman, Mossad, Shin Beth», chez Tallandier, considère que la situation en Syrie est surveillée de très près: «il y a une surveillance du conflit pour être sûr que le conflit ne dégénère pas et ne commence pas à toucher le territoire israélien, parce que c'est une ligne rouge très forte pour les militaires israéliens […] Ils prennent le parti de ne pas prendre parti».

    L'État hébreu a souvent été accusé d'aider en sous-main Daech, voire d'abriter des djihadistes blessés dans ses hôpitaux. Mais qu'en est-il réellement sur le terrain: «En 2016, on a eu les premières attaques de Daech contre Israël dans cette zone-là [le plateau du Golan]. Selon les analyses des militaires israéliens, il s'agirait d'initiatives locales, c'est-à-dire que ce serait des commandants locaux qui ont décidé de tirer des roquettes, de faire des tirs de mortier ou d'attaquer les brigades qui patrouillaient plutôt qu'une stratégie fondamentale de Daech, parce que les dirigeants de Daech n'avaient aucun intérêt à ce qu'Israël s'engage complètement dans le conflit syrien, parce qu'ils feraient inévitablement pencher la balance.»

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    Tags:
    guerre civile, Etat islamique, Syrie
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