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    Le Désordre mondial avec Rachel Marsden

    «Montrer que la Russie est redevenue un acteur important au Proche-Orient»

    Le Désordre mondial
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    Rachel Marsden
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    Abbas et Netanyahu réunis à Moscou pour la finale de la Coupe du Monde de football le dimanche 15 juillet… Le geste de Moscou peut-il apaiser les tensions? Rachel Marsden recevait ainsi David Elkaïm, chercheur au CF2R et spécialiste d'Israël.

    À l'instar d'Emmanuel Macron, Président de la République, qui soutiendra l'équipe de France ce dimanche à 17h (heure de Paris) pour la finale de la Coupe du Monde à Moscou, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le Président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, ont également été conviés. La Russie peut-elle aider à la désescalade au Proche-Orient?

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    Plusieurs dirigeants et chefs d'État ont été conviés pour la finale de la Coupe du Monde, mais ce choix d'inviter Netanyahu et Abbas ne semble pas tout à fait anodin. David Elkaïm, chercheur au Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), également l'auteur de L'Histoire des guerres d'Israël publié chez Tallandier, en détaille l'utilité pour Moscou:

    «Ça permet de montrer que la Russie est redevenue un acteur important au Proche-Orient. L'histoire de la présence russe dans la région est très ancienne, elle date du milieu du XIXe siècle, mais il y a eu une longue éclipse parce qu'avec la fin de l'URSS, les liens se sont complètement distendus et le dernier pays qui a des relations particulières avec la Russie, c'est la Syrie.»

    Mais le spécialiste d'Israël ne peut se retenir de partager son pessimisme sur le résultat de cette rencontre:

    «C'est presque du Public relations que d'attendre du résultat concret à court terme, ça ne me paraît pas crédible et, sauf surprise, il n'en sortir pas grand-chose.»

    David Elkaim détaille ensuite l'ensemble des dossiers sur lesquels Vladimir Poutine et Benjamin Netanyahu peuvent converger, en insistant notamment sur la forte diaspora russophone en Israël:

    «Développer des relations bilatérales sur le plan politique, sur le plan économique […] Le dossier syrien les préoccupe tous les deux, donc ils ont besoin de discuter, […] notamment parce qu'Israël refuse de discuter avec l'Iran et que l'Iran refuse aussi de discuter directement.»

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    Tags:
    Proche-Orient, Russie
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