Souverainisme contre mondialisme: Trump préfère les patriotes… s’ils sont Américains

Le Désordre mondial
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À l’Assemblée générale des Nations unies, Trump a plaidé en faveur du patriotisme contre le mondialisme… tant que les patriotes suivent les États-Unis. Car il supporte mal les non-alignés. Quelles chances alors pour un vrai multilatéralisme? Le Colonel Alain Corvez, ancien conseiller en relations internationales, revient sur cette question.

«L’exceptionnalisme américain», c’est l’idée américaine que les États-Unis sont différents des autres pays et ont donc un rôle spécial à jouer. Un rôle qui semble s’incarner dans celui de gendarme du monde.

Cela a également pour résultat l’extraterritorialité du droit américain, que nous avons vu s’appliquer aux multinationales étrangères faisant des affaires en dollars américains, même en dehors des États-Unis. Et c’est précisément par ce biais que les États-Unis ont fait pression sur d’autres pays, dont la France, pour qu’ils s’alignent sur la politique étrangère américaine, comme dernièrement dans le cas de l’Iran.

S’exprimant cette semaine à l’Assemblée générale des Nations unies, Donald Trump a défendu le patriotisme contre le mondialisme. «L’avenir n’appartient pas aux mondialistes, mais aux patriotes», a-t-il dit. «L’avenir appartient aux nations souveraines et indépendantes qui protègent leurs citoyens, respectent leurs voisins et respectent les différences qui rendent chaque pays spécial et unique.» Trump a également qualifié l’Iran de pays voyou, que l’Amérique se croit autorisée à punir unilatéralement.

Mais qu’en est-il du droit des autres pays au nationalisme et à leurs décisions souveraines? Qu’en est-il de leur droit de commercer avec l’Iran s’ils le souhaitent? L’exceptionnalisme américain l’emportera-t-il sur la souveraineté de ces autres pays, y compris la France? Ou assistons-nous à un recâblage de l’ordre mondial pour mettre à l’écart son policier autoproclamé? Le Colonel Alain Corvez revient avec Rachel Marsden sur ce volet majeur des relations internationales. Ancien conseiller du général commandant la Force des Nations unies déployée au Sud-Liban (FINUL), il fut également conseiller en relations internationales au ministère des Affaires étrangères.

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Tags:
Iran, dollar US, États-Unis, ONU, Donald Trump
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