G7: il serait tout à fait possible d’inviter de manière systématique le Président russe, pour Sébastien Cochard

Le Désordre mondial
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Donald Trump présidera le prochain sommet du G7 et souhaite inviter Vladimir Poutine. La Grande-Bretagne et le Canada critiquent cette proposition du Président américain. De bonne foi? Décryptage de Sébastien Cochard, ancien diplomate et conseiller pour le G20, au micro de Rachel Marsden.

Donald Trump durant le sommet du G7 organisé par Emmanuel Macron à Biarritz en 2019, a fait des vagues lorsqu’il a suggéré d’accueillir le prochain sommet du G7 dans l’une de ses propriétés, le Trump National à Doral, en Floride.

 La crise sanitaire mondiale a bouleversé ces plans et le G7 est maintenant repoussé jusqu’au moins septembre et devrait se tenir dans la résidence présidentielle de Camp David. Mais Trump vient aussi d’exprimer son souhait de le réformer en l’élargissant à –une fois de plus– la Russie et d’autres pays, en vue de relever de nouveaux défis comme la crise sanitaire et les relations avec la Chine. Déjà, Trump se trouve vivement critiqué par d’autres pays membres.
 
Sébastien Cochard, ancien diplomate et conseiller pour le G20, ainsi que d’eurodéputés sur les affaires économiques et les relations internationales, explique qu’il s’agit d’un malentendu monté en épingle pour nuire à Trump:

«Il n’est question pour personne que la Russie réintègre le G7. Ce dont il est question, c’est que Trump, en tant que Président de l’organisation pour 2020, invite des chefs d’État et de gouvernements de pays qui ne sont pas membres.
Pour le G7 de Biarritz, il y avait une série de chefs d’État et de gouvernement qui étaient invités. Il y avait le Premier ministre de l’Australie, les Présidents du Burkina Faso, du Chili, de l’Égypte, de l’Inde, du Rwanda, du Sénégal, de l’Afrique du Sud et de l’Espagne… Il avait été aussi question que le Président iranien vienne. Donc, c’est de ce format qu’il est question. Le chef du pays qui tient la présidence a toute latitude.»

Les Premiers ministres britannique et canadien ont déjà évoqué l’intégration de la Crimée à la Russie afin de justifier l’exclusion de la Russie de cette rencontre. L’ancien diplomate réagit: 

«Que ce prétexte soit invoqué jusqu’à la fin des temps pour empêcher la Russie de rejoindre le club du G7 […] La probabilité est très grande que ça ne se fasse jamais.»

Mais en tout état de cause, la Russie aurait-elle intérêt à y participer? Cochard théorise:

«La Russie n’a aucun intérêt à être utilisée par les États-Unis dans une propagande antichinoise, alors que leurs alliances internationales sont plutôt axées sur la relation avec la Chine.»

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Emmanuel Macron, Justin Trudeau, Boris Johnson, Angela Merkel
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