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    Les chroniques de Sapir

    Enseignement de l'économie: le pluralisme en péril?

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    Jacques Sapir
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    La future réforme du bac risque-t-elle de donner la prééminence aux théories économiques dominantes dans les programmes du lycée, au détriment de l'interdisciplinarité et du débat d'idées propre aux sciences sociales? L'enseignant Franck Dedieu et le spécialiste éducation Yannick Trigance sont les invités de Russeurope Express.

    La question de la nature et du contenu de l'enseignement de l'économie, régulièrement posée dans le supérieur, revient sur le devant de la scène au niveau, cette fois-ci, du secondaire. Dans le cadre de sa réforme du lycée et du bac à venir, le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a chargé un panel d'experts de proposer des modifications aux programmes de SES (sciences économiques et sociales), sous la direction de l'économiste Philippe Aghion, proche d'Emmanuel Macron. Alors que la vision actuelle, peu appréciée du Medef et de nombre de néolibéraux, fait la part belle à l'interdisciplinarité et au caractère politique de l'économie, il s'agirait de mettre en avant des approches plus techniques et microéconomiques. En ligne de mire, une «inculture économique» dont souffriraient les Français. Si les tenants de cette réforme se défendent de chercher à remettre en cause le pluralisme, la polémique enfle chez les économistes et les enseignants. Risque-t-on de graver dans le marbre l'hégémonie des théories néoclassiques et de ce qu'on appelle l' «économie standard», autrement dit de l'économie dominante?

    Jacques Sapir et Clément Ollivier reçoivent Franck Dedieu, professeur d'économie à l'IPAG Business School et délégué général de République moderne, le club politique de Jean-Pierre Chevènement, et Yannick Trigance, conseiller régional (PS) d'Île-de-France et ancien responsable de la thématique «éducation» dans la campagne présidentielle de Benoît Hamon.

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    Tags:
    enseignement, économie, Emmanuel Macron, Jean-Michel Blanquer, France
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