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    Le président Poutine appelle à priver les terroristes de tout soutien (SYNTHESE)

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    MOSCOU, 1er novembre - RIA Novosti. Le président russe Vladimir Poutine a une nouvelle fois appelé à priver les terroristes de tout soutien et à combattre l'extension du terrorisme dans le monde.

    "Toute compassion médiatique à l'égard des terroristes, toute interprétation ambiguë de leurs motifs et de leurs actes n'est rien d'autre qu'un soutien politique et administratif des activités terroristes", a-t-il déclaré dans une interview accordée lundi à la chaîne de télévision Nederland-1 et au quotidien NRC Handelsblad, à la veille de sa première visite d'État aux Pays-Bas.

    À la question de savoir pourquoi on ne pouvait pas libérer les otages par des moyens moins violents, le chef de l'État a répondu: "Parce que les conditions dans lesquelles les terroristes nous placent ne le permettent pas. Aucun compromis n'est possible avec ces gens-là".

    Pour Vladimir Poutine, le chef des terroristes tchétchènes Chamil Bassaïev et le terroriste numéro un Oussama Ben Laden sont des individus de la même espèce.

    À la question de savoir pourquoi Bassaïev était introuvable pour les forces russes, le chef de l'État a martelé: "Et pourquoi on n'arrive pas à trouver Ben Laden? Parce que ces gens-là sont comme des rats qui préfèrent se cacher derrière leurs complices".

    Le président russe s'est catégoriquement opposé à toute tentative de dialogue avec les terroristes et a jugé inadmissible d'acheter la paix en leur accordant l'asile.

    L'émissaire des séparatistes tchétchènes, Akhmed Zakaïev, a obtenu l'asile politique en Grande-Bretagne, tandis que l'ambassadeur britannique à Moscou a récemment estimé que le dossier fourni par le Parquet général russe était insuffisant pour l'extrader vers la Russie.

    "On ne saurait acheter la paix en leur faisant des cadeaux, en leur accordant un refuge. Les derniers événements tragiques et sanglants survenus dans plusieurs pays européens en sont la meilleure preuve", a fait remarquer Vladimir Poutine.

    Évoquant le dossier Yukos, le président russe a relevé l'énorme préjudice porté à l'État par l'ex-patron de la compagnie pétrolière, Mikhaïl Khodorkovski. "Les gens qui agissent à l'insu de l'État nuisent à leurs concitoyens, aux partenaires et aux investisseurs étrangers qui travaillent ou tentent de travailler dans notre économie".

    Il a rappelé que Mikhaïl Khodorkovski et son associé Platon Lebedev, ex-patron de Menatep, avaient été reconnus coupables et condamnés à 8 ans de prison ferme.

    "Quand on viole la loi, l'État doit réagir dans le cadre de la législation en vigueur. Ce n'est pas un facteur de déstabilisation, mais au contraire un élément de la stabilité et de la force de l'État", a souligné le chef du Kremlin.

    Hier, le Congrès américain a été saisi d'un projet de résolution exprimant les préoccupations face au jugement rendu dans l'affaire Khodorkovski et au changement de propriétaire de Yukos.

    Vladimir Poutine a reconnu que l'année 2008, année de l'élection présidentielle, serait un moment sensible. "Je me rends parfaitement compte que l'année 2008 sera pour la Russie une épreuve sérieuse et difficile", a-t-il répondu à la question de savoir s'il pouvait imaginer une déstabilisation qui le forcerait à briguer un troisième mandat.

    Il a confirmé qu'il assumerait la responsabilité entière de la situation dans le pays jusqu'au jour de l'investiture du nouveau président et qu'il empêcherait toute déstabilisation "au nom du peuple russe et de tous les autres peuples de la Fédération de Russie".

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