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    Les ressorts de la guerre entre le pouvoir et les défenseurs des droits de l'homme

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    MOSCOU, 31 janvier - RIA Novosti. La guerre totale qui a éclaté tout à coup entre le pouvoir russe et les défenseurs des droits de l'homme aussitôt après les vacances du Nouvel An n'est qu'une manifestation d'une autre bataille. Cette dernière se déroule secrètement dans les couloirs du Kremlin. Elle est menée pour le destin du pouvoir russe après 2008 et la future politique du pays, écrit le quotidien Moskovski komsomolets.

    La majorité des politologues russes se sont déjà habitués à l'idée que Vladimir Poutine a la ferme intention de quitter le poste de président en 2008. Tout le monde s'interroge sur l'activité à laquelle il se consacrera ensuite. Mais il y a dans le pays un groupe d'hommes politiques haut placés, représentants des structures de force, pour qui cette évolution des événements signifiera une catastrophe. Même si un successeur de tendance libérale du type de Dmitri Medvedev choisi par Vladimir Poutine devient le nouveau président, ils perdront, au mieux, la majeure partie de leur influence.

    Pour ces gens, l'unique issue est d'agir selon le principe "plus les choses vont mal, et mieux cela vaut": provoquer une querelle entre Vladimir Poutine et l'Occident et faire monter la tension par tous les moyens possibles.

    Quel sera résultat de leur activité? La Russie peut devenir un pays où même la passation relativement démocratique du pouvoir sera impossible. Ou bien un candidat encore inconnu à la présidence, représentant des structures de force, peut devenir le favori dans la course à la succession".

    Depuis le 1er janvier, la Russie assume la présidence du G8. Le pays est intéressé à ce que sa présidence se déroule sans scandales. Au lieu de cela, d'abord, il y a eu la "guerre du gaz" avec l'Ukraine qui a produit un choc en Occident. Ensuite, au moyen du scandale d'espionnage, on détériore les rapports entre Vladimir Poutine et son principal partenaire occidental, le premier ministre britannique Tony Blair. Les attaques contre les défenseurs des droits de l'homme se succèdent. On a l'impression que l'Occident est soumis à une épreuve de solidité et, en fin de compte, à bout de patience, il proclamera Vladimir Poutine ennemi du monde civilisé.

    Apparemment, le président Vladimir Poutine est devenu un otage du système d'Etat actuellement en vigueur en Russie. Lorsque tous les pouvoirs sont détenus par un homme, il est physiquement incapable d'y voir clair dans chaque problème.

    Le navire de l'Etat russe fait demi-tour lentement, mais sûrement, et met le cap vers l'auto-isolement et la confrontation avec l'Occident.

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