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    Bush incite la Russie à diversifier son économie - expert

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    MOSCOU, 2 février - RI A Novosti. Les experts russes évaluent les conséquences éventuelles pour la Russie de la "Nouvelle initiative énergétique" du président des Etats-Unis, George Bush, appelée à délivrer l'Amérique de sa dépendance pétrolière, écrit le Kommersant.

    Alexéi Savatiouguine, directeur du département de la politique financière du ministère des Finances : Merci à Monsieur Bush pour avoir une nouvelle fois stimulé la diversification de notre économie. Pourtant, même si d'autres pays suivent l'exemple des Etats-Unis, le monde ne se réorganisera pas rapidement.

    Nikolaï Chmelev, directeur de l'Institut de l'Europe de l'Académie des sciences de Russie : Bush a remis en doute nos grandes ambitions énergétiques. Nous devons fortifier notre prétention à la domination énergétique mondiale par des progrès scientifiques et des réalisations high-tech.

    Alexandre Boïko, président du Conseil des directeurs de l'Institut de la rénovation de l'énergétique : Nous pouvons réagir par l'étude de nouveaux projets dans le nucléaire civil. La Russie a beaucoup progressé en matière de fission du thorium, si bien que les chercheurs présenteront leur installation expérimentale vers 2010. Si les Américains s'occupent de la science pour des raisons politiques, nous le faisons pour des raisons économiques et écologiques.

    Serguéi Guénéralov, président de la société "Promychlennyé investory" : la Russie doit réfléchir sérieusement à toutes les sources alternatives, en premier lieu au nucléaire civil où nous avons de bons bagages technologiques et un potentiel énorme.

    Léonide Grigoriev, président de l'Institut de l'énergie et des finances : Bush parle tandis que les Etats-Unis augmentent tous les ans leur consommation de pétrole. Une réduction de la consommation demande des investissements importants et l'abandon des traditions : les Américains préfèrent vivre dans des maisons individuelles chauffées au mazout. Nos fonctionnaires ont vingt ans pour employer les pétrodollars à la réalisation de projets de modernisation.

    Evgueni Khartoukov, directeur général du Centre international du business pétrogazier : La réduction de la consommation de pétrole par les Américains ne nous ferait aucun mal. Ce n'est pas nous qui approvisionnons l'Amérique, et si l'Europe décide de se tourner vers un combustible de remplacement, cela ne se fera pas en un jour. Nous avons assez de temps pour nous faire du tord nous-mêmes, sans l'aide des Américains.

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