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    Vrémia novostéi

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    Un candidat déjà écarté de la présidentielle de 2008

    L'affaiblissement critique des positions du vice-premier ministre et ministre de la Défense, Serguéi Ivanov, en tant que successeur éventuel du président en exercice est le principal, sinon unique résultat, de la campagne inédite de lutte contre le bizutage dans l'armée russe.

    Comme institution politique, l'armée n'a pas changé depuis l'époque soviétique. Autant dire que la faute du ministre militaire réside moins dans le fait que les coutumes dans l'armée sont restées aussi sauvages qu'elles l'étaient auparavant que du fait qu'il a manqué de poids et de volonté politique pour réaliser enfin une réforme militaire et abandonner le principe du service militaire obligatoire qui s'est discrédité. D'autre part, Serguéi Ivanov est lui-même un otage de la lutte qui s'exacerbe entre les groupes au pouvoir pour le droit d'"élire leur homme" à la présidence du pays.

    Parmi les deux successeurs éventuels de Poutine, les positions de Dmitri Medvedev avaient l'air, au début, préférables. Il était chargé de superviser les projets nationaux, mission avantageuse du point de vue de la publicité, tandis qu'Ivanov reste toujours assis sur la poudrière que continue d'être l'armée non réformée dont le corps des généraux démesurément pléthorique selon les critères mondiaux demeure hostile à la voie de développement choisie après l'éclatement de l'URSS.

    Par-dessus le marché, Medvedev est le successeur reconnu par un des groupes en lice, tandis qu'Ivanov ne semble appartenir à aucun groupe d'influence.

    En ce qui concerne l'armée, rien n'y changera depuis le début de la campagne énergique anti-bizutage. La critique n'avait pas pour but d'entreprendre une action concrète pour redresser la situation. C'était une attaque banale d'une partie du pouvoir en place contre un éventuel concurrent politique redoutable.

    On a du mal à imaginer que le président usera de son droit de renvoyer le ministre de la Défense qui est l'un de ses hommes les plus proches et qui, de surcroît, se fait régulièrement le porte-parole bénévole du ministère des Affaires étrangères pour annoncer les opinions les plus radicales de la direction russe sur différents événements internationaux. Pourtant, Poutine a maintenant peu de chance de faire d'Ivanov son successeur à la présidence.

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