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    Les favoris et les outsiders des prochaines élections sont déjà connus

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    MOSCOU, 9 février - RIA Novosti. La Russie se prépare au premier et unique scrutin de l'année. Le 12 mars les électeurs sont appelés aux urnes à différents niveaux dans 60 entités du pays, informent les Novye izvestia. 23 partis politiques présenteront des candidats et des listes. Seulement trois d'entre eux, Iedinaïa Rossia (Russie unie), le KPRF (Parti communiste) et le LDPR (Parti libéral démocrate), seront partout présents. Par contre, les listes et les candidats de Rodina (Patrie) se voient massivement refuser l'enregistrement.

    De l'avis du directeur adjoint du centre des technologies politiques, Alexeï Makarkine, la confiance manifestée par le pouvoir à l'égard du LDPR et du KPRF a pour origine le fait que ces partis et Russie unie ont montré, à travers leurs fractions parlementaires, qu'ils étaient opérants et représentaient une force réelle. Mais si le LDPR constitue aux yeux du pouvoir un allié sûr, le KPRF, lui, est un opposant confirmé.

    "Ce que l'on apprécie chez le LDPR, c'est sa prévisibilité et son aptitude à sensibiliser une bonne partie de l'électorat contestataire, dit l'expert. Vladimir Jirinovski draine des voix de l'opposition tout en faisant acte d'allégeance à l'égard du pouvoir. Le KPRF, lui, ne constitue pas une opposition capable de gouverner. Le parti possède un électorat stable et dans le même temps il est suffisamment prévisible et conciliable".

    De l'avis des politologues un réchauffement des relations entre le pouvoir et les communistes a commencé depuis que les "rouges" ont appuyé Viktor Ianoukovitch aux élections ukrainiennes, ce qui était aussi un soutien au Kremlin. A l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) également le parti du pouvoir et le PCUS ont une position commune.

    Par contre, le parti Rodina de Dmitri Rogozine est totalement imprévisible, une chose qui n'a pas l'heur de plaire. "Maintenant que ce parti a été évincé de tous les fronts, Dmitri Rogozine est contraint de prendre des risques, estime Alexeï Makarkine. Les refus d'enregistrement des listes de Rodina sont une tendance régionale. Les entités ont les yeux tournés vers le centre".

    Le fait que l'on trouve sur les listes Rogozine les noms de notables opposés au pouvoir local incite les autorités autochtones a évincer Rodina de la course électorale.

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