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    La Russie cherche la meilleure façon d'édifier ses rapports avec l'Europe

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    MOSCOU, 17 mars - RIA Novosti. L'accord de partenariat et de coopération entre la Fédération de Russie et l'Union européenne a montré depuis longtemps son inconsistance, écrit le quotidien Gazeta.

    La plupart des problèmes importants - le transit de Kaliningrad, la simplification du régime des visas pour certaines catégories de citoyens - ont certes été réglés, mais pas dans le cadre de l'Accord de partenariat et de coopération ratifié il y a 9 ans.

    Le délai de l'accord en vigueur expire en novembre 2007. Son sort sera décidé définitivement en été prochain. Plusieurs scénarios sont possibles. Premièrement, les deux parties peuvent tout simplement prolonger la validité du document. "Ni les députés, ni les diplomates ne savent ce qu'ils veulent obtenir de cette coopération et dans quelle mesure notre pays est prêt à s'intégrer à l'UE", a déclaré Timofei Bordatchev, de l'Institut de l'Europe de l'Académie des sciences de Russie. A son avis, "la définition de cette position prendra quelques années".

    Deuxième variante: amender le texte de l'Accord. Les positions des parties divergent radicalement. Les Européens veulent avoir plus de latitude dans leur évaluation de la politique intérieure et extérieure de la Russie et obtenir jusqu'au droit de prendre des sanctions économiques, par exemple, introduire des taxes supplémentaires sur l'importation d'acier russe.

    Moscou estime que l'abandon du droit de porter des évaluations est un moment clé du futur document. "Si nous nous considérons comme des écoliers dans l'espace mondial, nous devons nous résigner à la condamnation éventuelle de notre politique intérieure", affirme Mikhail Deliaguine, président du présidium de l'Institut des problèmes de la mondialisation. Il invite Moscou à exiger d'être habilité à critiquer les autres Etats européens.

    Le ministère des Affaires étrangères de Russie insiste sur la troisième variante: conclure un accord cadre fondamentalement nouveau stipulant une stratégie unique à l'égard des problèmes mondiaux. Les problèmes plus étroits, par exemple, l'élaboration de critères communs dans la construction automobile ou le secteur énergétique, seront exposés dans les accords sectoriels supplémentaires, explique Mikhail Evdokimov, directeur du département de la coopération européenne.

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