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    Les Chemins de fer russes veulent faire supporter à l'Etat le risque d'investissement

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    MOSCOU, 17 mars - RIA Novosti. Le conflit entre RJD (Chemins de fer russes) et Transneft, s'est exacerbé à quelques jours du départ du chef de l'Etat russe, Vladimir Poutine, pour la Chine, prévu pour le 20 mars, écrit la Nezavissimaïa gazeta.

    Ces deux sociétés ne parviennent pas à s'entendre sur le partage des quantités de brut à acheminer en Chine. Le président de RJD, Vladimir Yakounine, exige du gouvernement soit qu'il garantisse les livraisons en Chine sur le long terme, soit qu'il dégage des fonds publics pour la modernisation de la voie ferrée Transbaïkal. Pour les experts, il est peu probable que ces revendications de RJD soient satisfaites.

    D'ici à 2001, les Chemins de fer russes envisagent de livrer annuellement à la Chine quelque 30 millions de tonnes de pétrole. Cependant, cette entreprise pourrait être gênée par l'oléoduc Sibérie-Orientale- océan Pacifique (VSTO), par lequel Transneft entend refouler autant de brut vers la Chine et plus 50 millions de tonnes vers les pays de la région Asie-Pacifique. Le VSTO serait donc en mesure de priver RJD du gros de la recette provenant des livraisons de pétrole à la Chine (au tarif de 70 dollars chacune des 8 millions de tonnes qu'il est prévu d'acheminer cela fait 560 millions de dollars).

    "Le gouvernement pourrait garantir les livraisons à la Chine sur le long terme, mais pour cela il faudrait que le projet de VSTO n'existe pas. Or, il est déjà en cours de réalisation", dit Valeri Nesterov, analyste de la société de placement Troïka Dialog. D'après ses renseignements, l'accord portant sur la pose d'une dérivation du VSTO vers la ville chinoise de Daqing est prêt et selon toute probabilité il devrait être signé pendant la visite de Vladimir Poutine en Chine. Pour cet analyste il est douteux que l'Etat verse les 13,7 milliards de roubles réclamés par RJD pour la modernisation du réseau ferroviaire.

    La construction du pipeline en Chine touche beaucoup trop d'intérêts. "Au fond, les livraisons de pétrole par rail étaient rentables uniquement en raison du prix élevé du brut", dit Valeri Nesterov. Par contre, de nombreuses sociétés pétrolières sont concernées par l'oléoduc. Par exemple, Lukoïl a déclaré qu'il souhaitait acquérir 20% des quotas de transport par le VSTO. Pour l'instant le rail achemine essentiellement du brut de Ioukos.

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