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    Gazprom ne laissera pas TNK-BP exporter du gaz russe vers la Chine

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    MOSCOU, 22 mars - RIA Novosti. Gazprom et China National Petroleum Corporation (CNPC) ont signé un mémorandum sur la fourniture à la Chine de 30 à 40 milliards de m3 de gaz naturel par an à partir de 2011, informe Gazeta.ru.

    Ainsi que l'a déclaré le président Vladimir Poutine qui effectue actuellement une visite en Chine, il s'agit de livraisons de gaz aussi bien de Sibérie occidentale que de Sibérie orientale. Les analystes ne comprennent pas le sens de ce schéma compliqué.

    En premier lieu la Russie projette d'assurer des livraisons de gaz des gisements de Sibérie occidentale, situés dans le District autonome des Nenets de Yamal, donc à une distance deux fois plus grande que celle annoncée (3 000 km) par la future canalisation préalablement baptisée Altaï. Ce projet est évalué à 10 milliards de dollars et la partie russe a l'intention de le financer seule, sans faire appel aux investisseurs chinois.

    De l'avis de Poutine, les livraisons de gaz de Sibérie occidentale seront "plus faciles et plus rapides" que celles de gaz de Sibérie orientale, notamment du gisement de Kovykta (région d'Irkoutsk) dont la mise en valeur n'est pas prioritaire.

    "Kovykta est beaucoup moins éloigné de la Chine et, à long terme, le projet de canalisation pour le gaz de Sibérie orientale est considérablement plus avantageux", réplique un analyste du groupe financier Ouralsib, Alexéi Kormchtchikov. Son collègue de la société d'investissement Aton, Dmitri Loukachov, ne comprend pas, lui non plus, pourquoi il serait plus payant de construire une canalisation deux fois plus longue que celle de Sibérie orientale.

    Les quantités de gaz à livrer et le coût du projet suscitent également des questions chez les experts. "Les gisements de Sibérie occidentale sont exploités depuis longtemps, certains sont presque épuisés", estime Alexéi Kormchtchikov. Le projet de mise en valeur de Kovykta et de gazoduc reliant la Chine était évalué précédemment par les experts de la société russo-britannique TNK-BP à 14 milliards de dollars.

    Un expert a expliqué, sous couvert d'anonymat, les motifs de la société publique : Gazprom ne veut pas que TNK-BP accède à la canalisation. D'où les déclarations sur la priorité du gaz de Sibérie occidentale.

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